P1 Fonds Cyril Simard

1901-2020. – 13,692 mètres de documents textuels. – 7850 photographies. – 2822 diapositives. – 5005 négatifs. – 335 dessins. – 2 bandes magnétiques. – 7 documents informatiques. – 1161 cartes postales. – 210 plans. – 92 documents iconographiques. – 13 VHS. – 23 disques compacts. – 7 DVD. – 7 cassettes audio. – 20 disques. – 2 affiches. – 1 artefact. – 1 clé USB – 29 livres, revues, cahiers.

 

Notice biographique

 

Cyril Simard est né le 23 mai 1938 à Baie-Saint-Paul, dans le comté de Charlevoix. En 1959, il complète ses études classiques au Séminaire de Québec et entreprend, la même année, des études en philosophie à l'Université Laval. Sa passion pour l'architecture l'amène à poursuivre ses études dans ce domaine. Ainsi, dès 1965, il est récipiendaire d'un baccalauréat en architecture de l'Université de Montréal et devient, en 1970, titulaire d'une maîtrise en aménagement et design de la même université. Il termine finalement ses études en 1986, année où il obtient un doctorat en ethnologie de l'Université Laval. En 1966, il épouse à Baie-Saint-Paul Monique Gauthier, avec qui il aura trois enfants : Marie-Ève, Dominique et Marisol.

 

Le jeune architecte fait ses premières armes comme concepteur du village canadien à l'Exposition Universelle de 1967, projet réalisé dès 1965. De fil en aiguille, Cyril Simard obtient diverses charges d'enseignement comme chargé de cours et professeur. Il participe à de nombreux projets d'aménagement dont celui de l'école Sir Rodolphe Forget en 1970 et de la polyvalente Saint-Aubin en 1972, toutes deux situées à Baie-Saint-Paul. Il monte également plusieurs expositions et effectue des voyages d'étude et de représentation. Sa détermination lui permet d'obtenir des postes de haute importance au sein de grandes entreprises. Il fut président fondateur de la Commission d'urbanisme de la ville de Baie-Saint-Paul (1965), fondateur de l'agence en société privée Poulin, Simard, Lévesque, architectes (1967), président fondateur de la Société des Festivals Folkloriques de Baie-Saint-Paul (1967-1975), vice-président national du Conseil des arts populaires du Canada (1974-1975), président du Comité ministériel pour l'intégration des arts à l'architecture (1977-1983), président et directeur de la Papeterie Saint-Gilles (1984), président de la Fondation Félix-Antoine-Savard (1984), président de la Société des Musées québécois (1988), président de la Commission des biens culturels du Québec (1988), président fondateur de la Fondation des économusées du Québec (1992), président directeur général de la Société internationale des entreprises économusée (1997 à 2012) et premier titulaire de la chaire UNESCO en patrimoine culturel de l'Université Laval (2000 à 2005).

 

Sa grande implication sur le plan social lui a valu de nombreux honneurs, dont la médaille du Lieutenant-Gouverneur du Québec (1965), la médaille de l'Assemblée nationale du Québec (1997), le prix Carrière de la Société des musées québécois (2000), le titre d'Officier de l'Ordre national du Québec (2005), le prix du Québec Gérard-Morisset en patrimoine culturel (2005), la médaille de la Ville de Québec (2006), le prix Rayonnement hors Québec de la Chambre de commerce de Québec (2009), le prix Médaille Gloire de l'Escolle des Grands diplômés de l'Université Laval (2009), le titre de Membre de l'Ordre du Canada (2012) et de nombreux hommages des organismes de Charlevoix (Ville de Baie-Saint-Paul, MRC de Charlevoix, etc.).

Portée et contenu

 

Les documents de ce fonds témoignent des fonctions exercées par Cyril Simard dans ses diverses occupations. Ils portent principalement sur ses travaux d'architecture, ses travaux à l'Université de Montréal ainsi que sur l'ensemble des dossiers ayant servi à l'élaboration de ses quatre volumes "Artisanat québécois". Certains dossiers portent sur la Fondation René-Richard, la Centrale d'artisanat du Québec, les métiers d'art, le Ministère des Affaires culturelles, et témoignent aussi de ses écrits et de sa correspondance personnels. Le fonds comporte également des documents sur l'aménagement et l'urbanisme à Baie-Saint-Paul de même que sur les neuf festivals folkloriques qui ont eu lieu à cet endroit et dont il est le fondateur.

 

Ce fonds contient des extraits d'imprimés, des brochures, des articles de revues, des coupures de presse, des plans, des croquis, des photographies, des négatifs, des diapositives, des dessins d'architecture, des disques, un ruban magnétique, des affiches, de la correspondance, des documents de travail, des écrits de Cyril Simard ainsi que des critiques sur ces derniers, des documents administratifs et financiers, de même que des études et rapports sur l'artisanat.​​

 

 

 

P2 Fonds Papeterie Saint-Gilles

1933-2012. – 6,21 mètres de documents textuels. – 759 photographies. – 317 négatifs. – 40 pièces d’images en mouvement. – 7 pièces d’enregistrement sonore. – 90 documents informatiques. – 191 artefacts. - 1 oeuvre.

Histoire administrative

 

Située à Saint-Joseph-de-la-Rive, la Papeterie Saint-Gilles est une entreprise de fabrication artisanale de papiers faits main de toutes sortes. Elle a été fondée en 1965 par monseigneur Félix-Antoine Savard grâce à la contribution financière de ses amis, principalement celle de Mark Donohue. Son premier artisan, Georges Audet, a été formé au moulin Richard de Bas, en Auvergne, en France.  

 

Suite au décès de Félix-Antoine Savard survenu en 1985, Cyril Simard, architecte et ethnologue charlevoisien, devient président de la Papeterie Saint-Gilles. Il transforme l’établissement selon le concept et les principes qu'il a développés dans sa thèse de doctorat qui porte sur l’alliance du rôle traditionnel des musées et de la revitalisation des entreprises artisanales.

 

En 1992, la Papeterie Saint-Gilles mérite le titre de prototype et de premier ÉCONOMUSÉE du réseau actuel. Depuis ses débuts, cet atelier unique en son genre au Canada a conservé une vocation strictement artisanale. On y fabrique des papiers qui servent à la correspondance personnelle, au dessin, à l'aquarelle, des papiers « chinés », incrustés de fleurs locales, etc. Tous les papiers qui y sont fabriqués  sont de pur fil, entièrement faits à la main, sans acide, et portent le filigrane authentique de Saint-Gilles qui a été créé par Félix-Antoine Savard.

 

De 1965 jusqu’à 2006, la Papeterie Saint-Gilles a subi des travaux de restauration, d’agrandissement et d’aménagement paysager. 

 

Depuis plusieurs années, la Papeterie Saint-Gilles organise et participe à plusieurs projets. Elle présente diverses expositions, collabore avec des artistes et des auteurs pour des projets spéciaux et participe à plusieurs événements importants, dont le 50e anniversaire de l’œuvre Menaud, maître draveur, le 100e anniversaire de la naissance de Félix-Antoine Savard, le 350e anniversaire de la fondation de la ville de Montréal, le 100e anniversaire du Manoir Richelieu et le 10e anniversaire du Casino de Charlevoix. Enfin, la Papeterie Saint-Gilles organise chaque année une campagne de financement (la vente de sérigraphies) et participe à la remise du Prix Félix-Antoine Savard qu’elle a elle-même créé.

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne des activités de la Papeterie Saint-Gilles depuis sa fondation. On y trouve tout d’abord des documents en lien avec la gestion administrative des ressources financières, humaines, matérielles et immobilières (notamment les travaux d’agrandissement). Ce fonds contient également plusieurs documents qui concernent les projets spéciaux, les rassemblements, les concours et les prix, les relations publiques ainsi que les communications extérieures. Bien sûr, certains documents traitent aussi de la production de l’entreprise.

 

Enfin, une partie de ce fonds témoigne de la fondation de la Papeterie. On y trouve des documents qui mettent en lumière l’implication respective de Félix-Antoine Savard, de Mark Donohue et de Georges Audet ainsi que des relations que ces trois personnes entretiennent entre eux.

 

Ce fonds contient des rapports, des statistiques, des agendas, des documents constitutifs et règlementaires, des documents de réunions, des documents financiers (états, rapports, registres, budgets), des documents sur les dons et subventions ainsi que sur les activités de financement de l’entreprise. Le fonds contient également des échantillons de papier, des documents concernant la technique de fabrication du papier, des cahiers de commandes et de rapports de production, des documentaires et entrevues ainsi que des photographies.  

​On y retrouve également les artefacts d’une exposition orchestrée par Cyril Simard sur de petits objets en papier.​

 

 

 

P3 Fonds Société d'agriculture de Charlevoix

1980-1995. – 60 centimètres de documents textuels.

Histoire administrative

 

La Société d'agriculture de Charlevoix est une organisation à but non lucratif créée en 1979 par Solange Morin Tremblay, propriétaire d’une ferme de Les Éboulements. Il s’agit d’un regroupement de producteurs agricoles de la région de Charlevoix. L’activité majeure de l’organisme consiste en des « Journée agricole » annuelles au cours desquelles on procède à des expositions et des concours d’animaux de ferme ainsi qu’à des concours de dressage de chiens. L’événement sera plus tard appelé « Expo-Charlevoix » et se déroulera sur plusieurs jours. D’autres activités sont également organisées en cours d’année, notamment des conférences et des visites.

Portée et contenu

 

Les documents de ce fonds témoignent des activités de la Société d’agriculture de Charlevoix, notamment les « Journée agricoles » et « Expo-Charlevoix ». On y retrouve des documents administratifs et financiers, des documents de travail, des coupures de presse, de la correspondance, des bulletins d'inscription aux acticités, des programmes, des catalogues d'exposants, de même que des listes de participants et de gagnants aux différents concours.​

 

 

 

P4 Fonds Conseil régional d'orientation culturelle
 

1967-1978. – 3,6 mètres de documents textuels. – env. 100 photographies. – 20 bandes sonores. – 3 sceaux.

 

Histoire administrative

 

Le Conseil régional d'orientation culturelle de Baie-Saint-Paul (C.R.O.C.) est créé le 5 mai 1970, suite à un changement de dénomination sociale. Son prédécesseur, la Corporation des Festivals folkloriques de Baie-Saint-Paul est constituée par lettres patentes le 11 juin 1968 sous la présidence de Cyril Simard. Son mandat est alors de promouvoir le folklore et les arts populaires. Désirant obtenir un mandat plus large, la Corporation fait une demande de changement de nom et devient le Conseil régional d'orientation culturelle.

 

Le festival folklorique de Baie-Saint-Paul est l’ancêtre des festivals populaires au Québec. Très populaire, l’événement met en valeur les talents et produits locaux. Les neuf éditions du Festival ont contribué à établir la réputation de la ville à travers le Québec.

 

En plus d'assurer la tenue du festival folklorique, le C.R.O.C. a comme mandat d'offrir à la population une gamme variée d'activités socioculturelles et cela, à l'année longue. Afin d'assurer une certaine vitalité culturelle sur le territoire, le C.R.O.C. doit organiser des événements artistiques, promouvoir le tourisme durant l'été et enfin encourager l'esprit civique, l'artisanat et le folklore. Le C.R.O.C. tient la majeure partie de ses activités au Centre culturel de Baie-Saint-Paul. Différents groupes autonomes (notamment la Fanfare de Baie-Saint-Paul, la chorale Hier et aujourd’hui et des majorettes) se greffent à l’organisme au cours des années pour offrir un éventail varié d'activités.

 

Devant la mise sur pied à la ville de Baie-Saint-Paul d'un Service des loisirs qui possède à peu près le même mandat, le C.R.O.C. est dissout en 1977 pour laisser sa place à la Régie intermunicipale des loisirs.

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne des activités socioculturelles organisées par le C.R.O.C. dans la réalisation de son mandat, notamment les neuf éditions du Festival folklorique et les nombreux concours. On y retrouve également certains documents sur la gestion organisationnelle et administrative du C.R.O.C.

 

Le fonds contient des documents administratifs et financiers, des documents constitutifs (lettres patentes, règlements généraux, organigramme, logo, sceaux), des documents de travail, des procès-verbaux, quelques dossiers sur le personnel, de la correspondance, des listes, des inventaires, des rapports, des communiqués de presse, des avis, des articles de journaux,  des photographies, des affiches, des bandes sonores (rubans magnétiques), diverses programmations d'activités, des descriptions de tâches, des projets, des cahiers des charges, des devis descriptifs, des recommandations sur des sujets particuliers et des registres.​​

 

 

 

P5 Fonds Corporation du concours de saxophone de Baie-Saint-Paul

1993-1998. – 16,5 centimètres de documents textuels.

Histoire administrative

 

La Corporation du concours de saxophone de Baie-Saint-Paul est un organisme à but non-lucratif créé en 1993 par André Hudon qui s’adjoint par la suite Martine Vallée et Harold Desgagné. Les deux premiers sont à ce moment professeurs de musique au Centre éducatif Saint-Aubin à Baie-Saint-Paul. Les objectifs de l’organisme sont de regrouper en corporation les personnes intéressées au saxophone à des fins purement artistiques, promouvoir l’enseignement, le développement et la popularité du saxophone et enfin, organiser la tenue d’un concours, de classes de maîtres et de concerts à Baie-Saint-Paul.

 

La principale activité de la Corporation est l’organisation du Concours provincial de saxophone. La première édition a lieu en 1995. Ce concours s’adresse tout d’abord aux étudiants de niveau secondaire (4e et 5e secondaire) et collégial. En 1997, lors de la troisième édition, on ajoute la catégorie universitaire et on étire le concours sur deux jours. Il y a un jury sur place et des bourses sont remises aux gagnants. L’objectif de l’événement est de soutenir et améliorer l’enseignement du saxophone au Québec en encourageant les jeunes musiciens à se perfectionner et à rendre leur apprentissage de meilleure qualité. Le déroulement du concours permet aux saxophonistes de s’écouter entre eux, de se rencontrer lors d’un souper et d’une soirée commune et d’échanger avec les professeurs de différents niveaux et de différents endroits au Québec. Le concours a lieu à Baie-Saint-Paul, chez les Petites Franciscaines de Marie d’abord et ensuite au Centre éducatif Saint-Aubin. La quatrième édition, en 1998, semble être la dernière.

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne surtout du Concours provincial de saxophone de Baie-Saint-Paul. On y retrouve des affiches, des programmes, des articles de journaux, des documents publicitaires et des inscriptions. Quelques documents touchent également à la gestion administrative de la Corporation, notamment les lettres patentes de l’organisme, des bilans financiers, des rapports d’activités, des inscriptions, des procès-verbaux, des demandes d’aide financière ainsi que des documents de réunion.​​

 

 

 

P6 Fonds Télévision de Charlevoix-Ouest

ca 1980-2008. – 0,5 centimètres de documents textuels. – 14 photographies. – 1150 diapositives. – 12 négatifs. – env. 2500 pièces d’images en mouvement. – 68 pièces d’enregistrement sonore.

Histoire administrative

 

La Télévision communautaire de Charlevoix‑Ouest est fondée en 1976, sous le nom de Télé‑Baie, par le biais du projet « Saskébec ». Cette initiative, mise sur pied par le ministère de l'Éducation du Québec de l'époque, devait permettre aux citoyens de Baie-Saint-Paul de communiquer en français avec des résidents de Zenon Park, en Saskatchewan, grâce au satellite Hermes. Chacune des deux villes devaient réaliser des émissions retransmises en direct par le satellite.

 

Après avoir fourni des services de consultation technique et organisé des stages en audiovisuel, le Ministère devait également injecter les fonds nécessaires à la réalisation du projet. Doté d'un conseil d'administration de sept personnes, d'une équipe de permanents, de treize comités du secteur communautaire et de trente groupes du milieu scolaire, le projet « Saskébec » débute à Baie-Saint-Paul et l'implantation d'une télévision communautaire se fait par la même occasion.

 

Du 17 février au 14 mai 1978, le projet « Saskébec » s'étend sur la région entière de Charlevoix. L'ensemble des émissions du projet est diffusé à l'horaire de la télévision communautaire.  Pour donner une chance de survie à cette dernière, un recrutement s'effectue à travers la population afin de trouver des bénévoles pour occuper des postes de techniciens ou pour aider à la réalisation des émissions.

 

Grâce au projet « Saskébec », la télévision devient un véritable média de communication et d’information dans Charlevoix‑Ouest. La fin du projet de communication avec Zenon Park a rendu disponible une bonne partie du matériel technique nécessaire à la nouvelle télévision communautaire.

 

Aujourd'hui, la Télévision communautaire de Charlevoix‑Ouest (TV-CO) est la seule fenêtre télévisuelle implantée à Baie-Saint-Paul. Elle a pour mandat d'offrir à la communauté une programmation de qualité axée sur l'information, l'éducation et le divertissement. En plus de produire de nombreuses émissions et bulletins de nouvelles, TV-CO organise également un bingo hebdomadaire qui constitue sa principale source de financement. C’est le câblodistributeur Déry télécom qui assure la diffusion de TV-CO dans tout Charlevoix-Ouest et dans quelques maisons aux limites de la MRC de Charlevoix.

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne des divers bulletins de nouvelles, émissions, reportages et productions diffusés sur les ondes de TV-CO au fil des ans. De ce fait, il s’agit d’une source d’information importante sur les événements qui se sont déroulés dans Charlevoix au cours de la période de diffusion, que ce soit d’un point de vue culturel, économique, social ou sportif.

 

Ce fonds contient divers formats d’enregistrement, notamment des cassettes VHS, bêta ou ¾. On retrouve également des bandes sonores, des diapositives, des photographies et des négatifs.

 

On retrouve également quelques documents administratifs, notamment des procès-verbaux.​​

 

 

 

P7 Fonds CIHO-MF

1981-1996. – 1,3 mètres de documents textuels. – 121 photographies.

Histoire administrative

 

La station, appelée Radio Charlevoix au départ, voit le jour grâce à un projet présenté par Marc Laforest à l’automne 1980 dans le cadre du programme « Canada au travail ». Débuté en janvier 1981, ce projet doit mener à l’implantation de structures de base pour une radio communautaire sans but lucratif dans la région de Charlevoix. Après de nombreux efforts fournis par des bénévoles, un conseil d’administration provisoire et diverses organisations, la station radiophonique CIHO, située sur les hauteurs de Saint-Hilarion, entre en ondes le 13 octobre 1986. L’équipe, constituée de neuf personnes, produit alors une centaine d’heures d’émission par semaine. Le mandat principal de la radio est de répondre aux besoins essentiels de la population de Charlevoix en matière de d’information et de communication.

 

L’histoire de la station est marquée par d’importants obstacles concernant la transmission des ondes dans le comté. Le territoire accidenté de la région est un problème de taille. Au départ, CIHO diffuse dans tout Charlevoix sur la fréquence 96,3 grâce au site émetteur situé sur le Mont des Éboulements. Toutefois, les dirigeants se rendent vite compte qu’une partie de la population a de la difficulté à syntoniser la nouvelle station, notamment les résidents de la vallée de la Rivière-Malbaie et celle de la Rivière du Gouffre à Baie-Saint-Paul. Afin de pallier à cette lacune, le conseil d’administration fait les démarches nécessaires à l’implantation de deux nouvelles antennes, l’une sur la tour de Radio-Canada située dans le rang Sainte-Mathilde à La Malbaie et l’autre sur le toit du Centre hospitalier de Charlevoix à Baie-Saint-Paul. Ces antennes, installées respectivement en 1988 et 1989 permettent la mise en ondes du 105,9 pour le secteur de La Malbaie et du 92,1 pour celui de Baie-Saint-Paul.

 

D’autres mésaventures techniques prennent la station de cours et engendrent des problèmes financiers. Ce n’est seulement qu’en 1995, avec l’achat d’un nouvel émetteur, que la station peut fonctionner convenablement. Grâce au travail ardu de toute l’équipe et au programme de relance mis sur pied par le conseil d’administration, le déficit accumulé suite à ces difficultés s’estompe graduellement.  

 

En 1997, CIHO prend un virage technologique majeur et informatise sa mise en ondes. En 2000, le conseil d’administration entreprend un projet d’expansion sans précédent qui se déroule en cinq phases. La première a pour but de doubler la superficie de la station à Saint-Hilarion en y ajoutant une salle de conférence, un nouveau studio et une salle de nouvelles et en réaménageant la cuisine et la discothèque. La seconde est l’achat de deux génératrices. Les troisième et quatrième phases à faire l’installation de deux répartitrices, l’une à Petite-Rivière-Saint-François et l’autre à Saint-Siméon. Enfin, la dernière phase permet l’installation d’un réseau informatique interne et la refonte du studio de production. Depuis plusieurs années, CIHO offre à la population de Charlevoix une programmation diversifiée et originale qui parvient à répondre aux besoins de la collectivité.

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne de la création de la première radio communautaire de Charlevoix ainsi que de ses activités liées au domaine de la communication. Le fonds donne également de l’information sur les services offerts à la population, sur les activités de financement de l’organisme ainsi que sur les rapports entretenus entre la station et certains organismes du milieu.

 

Ce fonds contient des documents administratifs et financiers, de la correspondance, des articles de journaux, des copies de contrats notariés, des communiqués, des documents de réunion, des mémoires techniques, des documents portant sur des projets spéciaux, des documents de promotion ainsi que des dossiers d’employés.​​

 

 

 

P8 Fonds Chevaliers de Colomb de Baie-Saint-Paul

1926-1999. – 89 centimètres de documents textuels. – 19 photographies. – 1 artefact.

Histoire administrative

 

Le Conseil des Chevaliers de Colomb 3233 de Baie-Saint-Paul est fondé au printemps de 1949 par le docteur Roméo Otis, nommé Grand chevalier fondateur. Avant cette date, tous les Chevaliers de Colomb de la région de Charlevoix étaient regroupés dans le Conseil de La Malbaie. Il faut toutefois attendre 1953 pour que le conseil 3233 soit incorporé.

 

Le principal mandat du Conseil est de mettre en pratique les principes à la base de l'Association internationale de l'Ordre des Chevaliers de Colomb, soit l'unité, la charité, la fraternité et le patriotisme. Pour y arriver, les Chevaliers de Colomb doivent assurer l'éducation religieuse, intellectuelle et morale des membres d'après les principes de charité, d'unité et de fraternité; diffuser la doctrine sociale de l'Église catholique selon les vœux de l'autorité religieuse de même que favoriser l'aide aux œuvres d'action catholique, d'éducation et de charité.

 

Le Conseil des Chevaliers de Colomb de Baie-Saint-Paul compte à leur actif de nombreuses réalisations effectuées aux niveaux catholique, communautaire, fraternel et familial. Ainsi, l'organisation de fêtes religieuses, de campagnes de financement, de soirées, de « veillées canadiennes », de « parties de sucre », de banquets pour les familles pauvres et les enfants malades sont les fruits de nombreux efforts déployés par ceux-ci dans le but de réaliser leur mandat. Le Conseil s'est également lié à des organismes de bienfaisance tels que la Ligue d'Action civique et la Croix-Rouge pour venir en aide aux gens dans le besoin comme le demandait le fondateur du mouvement. Chaque année, le Conseil appuie des organismes ou des individus qui en font la demande.

 

Quelques reconnaissances publiques ont été attribuées au regroupement de Baie-Saint-Paul pour son implication au niveau de la société. Le Conseil 3233 s'est ainsi vu décerné une mention de reconnaissance pour l'année colombienne 1993-1994 pour la présentation du projet « Levée de fonds pour Vision d'espoir » de même qu'un trophée pour l'excellence de la promotion du programme d'assurance fraternelle de l'organisation pour l'année 1998-1999.

Portée et contenu

 

Les documents de ce fonds portent sur le mouvement des Chevaliers de Colomb de Baie-Saint-Paul entre 1926 et 1999. Ils concernent autant les réunions administratives de l'organisme que les dossiers des membres et les diverses activités culturelles effectuées par ceux-ci.  On y retrouve les procès-verbaux des réunions du conseil d'administration, les règlements généraux du mouvement, des documents administratifs et financiers, des dossiers des membres contenant certains renseignements sur ces derniers et leur participation active au sein du regroupement, des albums souvenirs des fêtes de fondation des Chevaliers de Colomb, divers certificats, des actes de vente ou des résumés manuscrits des actes de vente faits par ou pour les Chevaliers, des photos, une épinglette, un registre, des agendas et un laisser-passer pour un souper.​​

 

 

 

P9 Fonds René Richard

1924-1982. – 1,3 mètres de documents textuels. – 1057 photographies. – 719 diapositives. – 8 négatifs. – 30 documents iconographiques. – 19 dessins. – 13 bandes magnétiques. – 13 bandes sonores. – 8 artefacts.

Notice biographique

 

René Richard est né en Suisse le 1er décembre 1895. Arrivée au Canada en 1909, sa famille s’installe l’année suivante à Cold Lake en Alberta où l’adolescent s’initie à la vie de coureur des bois et de trappeur. Ces deux occupations l’habiteront pendant une grande partie de sa vie.

 

Possédé par le désir de devenir peintre, René Richard retourne en Europe en 1927 afin d'étudier le dessin et la peinture à Paris, où il rencontre Clarence Gagnon. Cette rencontre est décisive dans son apprentissage et, ultérieurement, dans la poursuite de sa carrière au Québec.

 

Il est de retour au Canada en 1930 où il continue l'exploration et le trappage dans le Nord canadien. Faute de moyens financiers, il réalise ses œuvres sur des toiles de fortune : papier d'emballage, journaux et panneaux de bois.

 

C’est en 1938 qu’il s’installe au Québec alors qu’il séjourne en Gaspésie. Il reprend par la suite contact avec Clarence Gagnon qui le persuade de venir s'installer dans Charlevoix, où il pourra trouver un milieu artistique favorable à sa création tout en profitant de la nature sauvage qu’offre la région. Suivant le conseil de son ami, René Richard s’installe à Baie-Saint-Paul en 1939. C’est à cet endroit qu’il rencontre Blanche Cimon qu’il épousera trois ans plus tard. C’est dans Charlevoix qu’il fait la connaissance de plusieurs peintres de renom, dont Marc-Aurèle Fortin et Jean-Paul Lemieux. Il se lie également d'amitié avec les auteurs Félix-Antoine Savard et Gabrielle Roy dont il illustre les romans, respectivement Menaud, maître-draveur et La montagne secrète.

 

Pendant plus de dix ans, l’artiste s’emploie à mettre au propre les croquis qu’il a rapportés de ses voyages et expéditions. De 1950 à 1965, il peint à l’huile toute une série sur le Grand Nord, fresque sur grands formats sur sa vie de coureur des bois. À partir de 1942, René Richard présente une cinquantaine d’expositions à travers le pays. Reçu à l’Ordre du Canada en 1973 et membre de l’Académie royale des arts en 1980, il laisse une œuvre considérable qui constitue un témoignage précieux sur les régions inconnues du Nord canadien dont il a su interpréter la véritable grandeur. Le peintre s’éteint le 31 mars 1982 à Baie-Saint-Paul.

 

Sa vie en forêt lui a inspiré les sujets de ses plus beaux tableaux, lui assurant une place à part dans l’art pictural canadien.

Portée et contenu

 

Le fonds René Richard est composé des archives personnelles de l'artiste, notamment de la correspondance, un récit autobiographique, des bandes magnétiques, des reçus et factures, des photographies, des coupures de presse, de la documentation sur la nature et l'écologie, ainsi que quelques objets de collection (timbres, médailles et cartes postales). Le fonds comprend en outre de nombreux documents iconographiques (photographies et diapositives) représentant en majorité des œuvres de René Richard : dessins, peintures, gravures et aquarelles, auxquels il faut ajouter quelques œuvres originales (dessins sur papier et carnets d'esquisses).​​

 

 

 

P10 Fonds Philippe Desgagné

1769-1994, surtout 1950-1990. – 15 centimètres de documents textuels. – 21 273 documents iconographiques.

Notice biographique

 

Philippe Desgagné est né le 14 novembre 1923 à Baie-Saint-Paul, où il résidera la plus grande partie de sa vie jusqu’à son décès qui survient le 16 mai 1997.

 

Il fait ses études élémentaires à l’Académie Saint-Joseph de Baie-Saint-Paul, de 1929 à 1939. Vers 1940, il entreprend ses études secondaires à l’école technique de Port-Alfred et obtient, quelques années plus tard, un diplôme en dessin industriel et en ajustage mécanique. C’est à cette époque qu’il devient contrôleur du moulin de Port-Alfred, emploi qu’il occupe pendant quatre ans. Son intérêt pour le métier de bijoutier le pousse toutefois à retourner aux études, cette fois-ci à Sherbrooke, où il obtient un diplôme d’horloger-bijoutier en 1946. C’est en janvier de l’année suivante qu’il épouse Régina Bouchard et qu’il revient définitivement dans sa paroisse natale. Le couple aura cinq enfants : Andrée, Donald, Sonia, Hélène et Jean. Très tôt après son mariage, il ouvre un commerce qu’il nomme « Bijouterie Philippe Desgagné » et qui se trouve sur la rue Leclerc à Baie-Saint-Paul. Le magasin devient très rapidement un incontournable dans la région.

 

Toutefois, la passion de Philippe Desgagné pour la photographie est plus forte que tout et si la population voit en lui un bijoutier hors pair, on le considère encore davantage en tant que photographe. Au fil des ans, il acquiert une solide réputation et on fait régulièrement appel à ses services pour réaliser des photographies familiales (portraits et mariages) ou encore pour assurer la couverture d’événements de la scène régionale. Par ses talents de photographe, Philippe Desgagné a marqué la mémoire populaire régionale.

 

En 1970, il se lance dans la politique municipale et devient échevin au conseil du village de Baie-Saint-Paul. Deux ans plus tard, il est élu maire. Il le restera jusqu’en 1974. Il continue de pratiquer ses métiers de bijoutier et de photographe jusqu’à sa retraite en 1991.

Portée et contenu

 

Ce fonds comprend principalement des photos de mariage prises par Philippe Desgagné entre 1950 et 1990 dans Charlevoix-Ouest. Quelques photos représentent des scènes familiales ou encore des portraits. La plupart de ces documents sont sous forme de négatifs. On retrouve également dans ce fonds des photos prises lors d’événements majeurs qui se sont produits dans Charlevoix au cours de ces mêmes années ainsi que quelques paysages.

 

Bien qu’il s’agisse essentiellement d’un fonds d’archives photographiques, on y retrouve quelques documents textuels d’intérêt, soit des actes notariés (testaments, contrats de mariage, quittances, ventes, donations, etc.), des extraits de naissance ou réquisitions. Il s’agit de documents familiaux qui concernent les descendants de Michel Tremblay et Marie Demeules de Saint-Louis de L’Isle-aux-Coudres : Louis Tremblay et Dorothée Brisson, Jean Tremblay et Françoise Dallaire, Nazaire Tremblay et Adélaïde Desbiens, Alfred Tremblay et Lucie Dégagnés et Alice Tremblay et Épiphane Desgagné. Ces derniers sont les parents de Philippe.

 

Enfin, le fonds contient une série de livres et feuillets manuscrits par Philippe Desgagné concernant les garanties des réparations de la bijouterie.​​

 

 

 

P11 Fonds Société pour la mise en valeur du Boisé du quai

1983-2003. – 1 mètre de documents textuels. – 1 document iconographique. – 4 disques compacts.

 

Histoire administrative

 

La Société pour la mise en valeur du Boisé du quai est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 dans le but de regrouper en corporation les personnes intéressées à la conservation, à la protection et à la mise en valeur du site que l’on nomme « Boisé du quai » ainsi que des écosystèmes environnants dont font partie les battures, les dunes et les terres agricoles selon un concept de gestion intégrée du territoire.

 

Depuis les années 1970, le site en question s’est fortement dégradé en raison de l’achalandage intense de la population durant l’été ainsi que de la circulation des véhicules motorisés sur la plage, les battures et dans les boisés, entraînant l’érosion du littoral, la détérioration d’habitats pour la faune et la dégradation du couvert végétal. Préoccupés par cette situation, des citoyens regroupés sous l’appellation de la Société pour la mise en valeur du Boisé du quai ont décidé, avec l’appui de la municipalité, d’intervenir en élaborant un plan d’action visant la protection et la mise en valeur du site.

Portée et contenu

 

Ce fonds comprend des documents constitutifs, notamment des règlements généraux. On retrouve également des documents administratifs dont des demandes de subventions, des procès-verbaux, des communiqués, des documents comptables, etc. Évidemment, le fonds contient aussi des documents qui témoignent des activités du groupe.​

 

 

 

P12 Fonds Fondation du Centre hospitalier de Charlevoix

ca 1990-2000. – 2 mètres de documents textuels. – 1406 photographies.

 

Histoire administrative

 

Dès son arrivée dans la région, l’abbé Ambroise-Martial Fafard constate le dénuement auquel font face certains habitants pauvres, infirmes ou malades de Baie-Saint-Paul, et tout spécialement des personnes âgées. Le 28 octobre 1889, il fait l’acquisition de la propriété d’Édouard Boily afin d’y ouvrir une maison d'hébergement qui prend le nom par la suite d'Hospice Sainte-Anne. Fondé pour les soins aux aînés, l’Hospice Sainte-Anne est placé sous la gouverne des Petites Franciscaines de Marie. L’hospice devient en 1936 l’Hôpital Sainte-Anne et connaît par la suite un développement important.

 

En 1973, les Petites Franciscaines de Marie cèdent leurs droits de propriété sur l’Hôpital Sainte-Anne qui devient, du même coup, le Centre Hospitalier de Charlevoix. La charge de la santé devient alors, comme partout ailleurs au Québec, l’affaire des laïcs.

 

En 1989, soit exactement 100 ans après la création de l’Hospice Sainte-Anne, le besoin de soutenir les efforts du Centre Hospitalier de Charlevoix se fait sentir au point de créer une Fondation. Jeune et dynamique, la Fondation du Centre Hospitalier de Charlevoix mettra dès lors sur pied une multitude de projets afin d’amasser des fonds, toujours dans le but d’offrir de meilleurs soins et services aux usagers de l’hôpital.

 

En 2006, le Centre Hospitalier de Charlevoix devient l’Hôpital de Baie-Saint-Paul. Il fait désormais partie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de Charlevoix (CIUSSS-CN). La Fondation du Centre Hospitalier De Charlevoix devient quant à elle la Fondation de l’hôpital de Baie-Saint-Paul en 2008. Elle a fêté son 25e anniversaire en 2014.

La Fondation de l’hôpital de Baie-Saint-Paul a pour mission de contribuer activement à améliorer les soins de santé et services sociaux afin de mieux répondre aux besoins et au mieux-être de la population de Charlevoix. C’est la Fondation qui a créé et chapeauté le festival Rêves d’automne, depuis les débuts en 1990 jusqu’à la reprise de l’organisation de l’événement par la COFEC (Corporation des Fêtes et Événements de Charlevoix). Les revenus de l’activité permettaient alors de financer en partie la Fondation.

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne des différentes activités organisées par la Fondation, principalement le festival Rêves d’automne. On y retrouve donc des photographies, des procès-verbaux, des rapports annuels, des programmations, de la correspondance, des listes d’artistes, des documents de publicité, des documents financiers. Des communiqués, des documents concernant les concours de photo, etc.​

 

 

 

P13 Fonds Jean-Louis Tremblay

1906-1956. – 0,2 centimètre de documents textuels. – 23 photographies. – 1 livre. – 1 dessin.

 

Notice biographique

 

Jean-Louis Tremblay est né à Les Éboulements le 22 novembre 1906. Il est le fils de Joseph Tremblay et de Georgianna Tremblay. En 1927, il obtient son baccalauréat ès Arts de l’Université Laval et en 1931 il est diplômé en chimie du même établissement. Dès l’été de 1931, il commence un travail de recherche en hydrographie à la station biologique du Saint-Laurent à Trois-Pistoles. La même année, il épouse Thérèse Dulac à Saint-Charles de Limoilou.

 

Entre 1931 et 1934, il est boursier de la province de Québec pour effectuer des recherches à l’Institut de physique et biologie de la faculté de médecine de Strasbourg. C’est dans cette ville que naît Adrienne, la première fille du couple.

 

De retour au Québec, Jean-Louis Tremblay débute un travail de recherche à la station biologique du Saint-Laurent Il devient également professeur à l’Université Laval. Il est le directeur fondateur du département de biologie de la faculté des sciences de l’Université Laval en 1938.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient des photographies de Jean-Louis Tremblay, de sa mère et de son épouse. On y retrouve également quelques photographies de son travail sur le Saint-Laurent. Le fonds contient un article de journal, une copie du registre de baptême, une caricature ainsi qu’un curriculum vitae.

 

 

P14 Fonds Société de développement du Massif de Petite-Rivière-Saint-François

1979-2006. – 1,5 mètres de documents textuels. – 182 photographies. – 2681 diapositives. – 152 négatifs. – 135 VHS. – 9 documents audio. – 38 documents électroniques. – 2 bandes magnétiques.

 

Histoire administrative

 

Dans les années 1970, une opportunité de développement s’offre à la municipalité de Petite-Rivière-Saint-François lorsque le gouvernement du Québec annonce l’achat de la montagne du Massif et la création d’un centre de ski avec l'aide et la détermination d'un comité de citoyens. La vocation récréotouristique du secteur de Grande-Pointe se confirme. Au départ, les remontées se faisaient alors par autobus... L’accès à la montagne se fait de la rue Principale, obligeant ainsi le passage de visiteurs dans le noyau villageois. Cet achalandage sera l’occasion de dynamiser l’économie locale en y développant une vitrine commerciale, une offre d’hébergement touristique, des services de proximité et une foule d’activités touristiques connexes. La montagne de ski fut vendue et acquise en 2002 par l’entrepreneur Daniel Gauthier, directeur général de l’entreprise. Celle-ci porte désormais le nom de Groupe le Massif. Depuis ce temps, l'offre récréotouristique ne cesse de se développer autour de la montagne Le Massif de Charlevoix.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne des activités sur la montagne depuis 1979. On y trouve beaucoup de documents iconographiques représentant le site à différents moments et pendant des activités différentes. Le fonds comprend également des rapports, des campagnes promotionnelles, des documents concernant les activités se déroulant sur le site (concours, compétitions, etc.), des plans d’aménagement, des revues de presse,  et autres documents sur le développement du site. Enfin, on retrouve plusieurs pièces d’image en mouvement.​

 

 

 

P15 Fonds Jacinthe Blackburn-Simard

1953-2003. – 10,3 mètres de documents linéaires.

 

Notice biographique

 

Issue d’une triple souche française, écossaise et montagnaise, Jacinthe Blackburn est née le premier juillet 1948 à Chicoutimi. Elle est la fille de Alphonse Blackburn et de Marie-Laure Simard. Après avoir complété ses études à l’Institut familial Bon Conseil de Chicoutimi, elle arrive à Baie-Saint-Paul en 1967 pour occuper un poste d’éducatrice spécialisée au Centre hospitalier de Charlevoix. Le premier juillet 1968, elle épouse à Chicoutimi Bernard Simard avec qui elle aura trois fils : Sylvain, Louis et Frank.

 

À partir de 1973, elle participe activement à l’administration de l’entreprise familiale de son époux, le magasin P.N. Gariépy. Elle s’occupe successivement de la comptabilité, du secrétariat et de la direction générale jusqu’en 1980. Elle entreprend par la suite des études en administration à l’Université du Québec à Chicoutimi. En 1982, on la sollicite pour se présenter aux élections municipales de Baie-Saint-Paul.

 

Conseillère municipale de 1982 à 1986, Jacinthe B. Simard sera ensuite mairesse de Baie-Saint-Paul jusqu’en 1999. Plusieurs dossiers importants vont marquer son passage à la mairie, notamment l’abolition du corps de police municipale, la fusion des trois municipalités de Baie-Saint-Paul, l’alimentation en eau potable et l’assainissement des eaux usées, la revitalisation du centre-ville, la remise en ordre des finances publiques ainsi que la fondation de la bibliothèque René-Richard et du Centre d’archives régional de Charlevoix.

 

Parallèlement à ses activités de mairesse, Jacinthe B. Simard est également présidente de la Régie intermunicipale des loisirs de Baie-Saint-Paul en 1992, préfet de la MRC de Charlevoix de 1991 à 1999 et présidente de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ) de 1994 à 1999. Elle s’implique aussi activement comme administratrice au sein d’un grand nombre d’organismes voués au développement économique et culturel de la région dont la CDE de Charlevoix-Ouest, le CLD de la MRC de Charlevoix, la SOLIDE, le CRCDQ, la Société de développement du Massif, l’ATR de Charlevoix, le Centre d’art de Baie-Saint-Paul, CIHO-MF et Télé-Baie.

 

Le 14 mars 1990, elle reçoit le titre d’excellence de l’Association des femmes de carrière du Québec métropolitain. Deux ans plus tard, un hommage lui est rendu lors d’un gala offert par la Ministre de la condition féminine.

 

Dans les années 2000, elle est présidente du comité Embellissement Baie-Saint-Paul dont le principal objectif est de trouver le financement nécessaire à la réfection de la rue Saint-Jean-Baptiste incluant l’enfouissement des fils électriques.

 

De 2011 à 2016, elle siège sur le conseil d’administration du Centre d’archives régional de Charlevoix. 

 

En 2013, elle est nommée à la commission de la Capitale nationale du Québec où elle siège pendant quelques années.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds regroupe des documents témoignant de la vie politique à Baie-Saint-Paul de Jacinthe Blackburn Simard entre 1982 et 1999, de même que de son implication au sein des nombreux organismes de Charlevoix où elle a œuvré. On y retrouve également quelques documents personnels, notamment sur le commerce familial.​

 

 

 

P16 Collection Rosaire Tremblay

[après 1835-2004. – 3 mètres de documents textuels. – 1 270 photographies. – 3 bandes magnétiques. - 95 documents iconographiques. - 6 microfilms. – 11 dessins.

 

Notice biographique

 

Rosaire Tremblay est né le 13 août 1955 à Saint‑Hilarion du mariage de Isidore Tremblay et de Gérardine Duchesne. Il fait ses études primaires et secondaires à Baie-Saint-Paul puis entreprend ses études supérieures au Cégep de Limoilou. Après des études universitaires à l'Université Laval, il devient journaliste dans Charlevoix pendant une dizaine d’années, puis débute sa carrière d’enseignant en géographie et histoire à la Polyvalente Saint-Aubin à partir de 1984.

 

Il fait une incursion dans le monde municipal en devenant conseillant à Baie-Saint-Paul de 1982 à 1986, puis de 1994 à 1996. Il s’implique également à la Papeterie Saint-Gilles à partir de 1988. Il siège sur différents conseils d’administration, dont ceux de l’Association des Tremblay d’Amérique, du Centre d’archives régional de Charlevoix, de la Corporation du Centre d’art de Baie-Saint-Paul.

 

Depuis le début de sa carrière, il s’intéresse au patrimoine bâti et à l’histoire de Charlevoix et de Baie-Saint-Paul en particulier. Il a orchestré la mise en place de nombreuses plaques commémoratives et de monuments, dont l’imposant circuit de bustes en bronze rendant hommage aux grands maîtres de la peinture qui ont marqué l’art figuratif de la région. Il a publié quelques ouvrages relatifs à certains évènements historiques et s’est impliqué dans de multiples activités culturelles à Baie-Saint-Paul et dans tout Charlevoix.

 

Aux Éditions GID, Rosaire Tremblay a publié trois livres : Baie-Saint-Paul de génération en génération (2007), Charlevoix des secrets bien gardés (2010) et Charlevoix une roue qui tourne (2015). Il est également l’auteur d’une monographie de la paroisse de Saint-Hilarion.

 

Son attachement pour Charlevoix lui a valu quelques reconnaissances honorifiques. En effet, il remporte le Prix Lescarbot distinction 1991 dans la catégorie Bénévole local. Il se mérite un trophée dans la catégorie « Patrimoine » lors du Gala Méritas 1993 de la Chambre de commerce de Charlevoix‑Ouest. Il s'est vu remettre une médaille de reconnaissance du Club Lions de Baie-Saint‑Paul pour son exposition de photos anciennes. Enfin, il est titulaire d'un record Guinness pour l'événement « Charlevoix 94 » dans le cadre de la levée de fonds pour la Maison des jeunes de Baie- Saint‑Paul.

 

En 2014, il reçoit la médaille de l’Assemblée nationale des mains de Pauline Marois pour son implication dans le milieu patrimonial et culturel.

 

Portée et contenu

 

La collection Rosaire Tremblay montre plusieurs aspects de la réalité charlevoisienne, aussi bien religieuse, économique, sociale, culturelle, généalogique et historique à l'époque où la région était en pleine expansion. De plus, cette collection comprend une quantité considérable de cartes du Québec.

 

Cette collection contient des documents administratifs, des procès‑verbaux, des photographies, des affiches, des arbres généalogiques, des programmes souvenirs, des documents promotionnels (dépliants, brochures, guides), des articles de journaux, des albums de finissants de la polyvalente Saint-Aubin, des dessins de René Richard, des photos de la famille Euloge Tremblay, des feuillets paroissiaux, des bottins téléphoniques, des cartes et quelques numéros du Journal de Charlevoix​

 

 

 

P17 Fonds Fonds Félix-Antoine Savard

1906‑1982. ‑ 6 mètres de documents textuels. – env. 100 photographies. – artefacts.

 

Notice biographique 

 

Félix‑Antoine Savard naît à Québec le 31 août 1886 du mariage de Louis‑Joseph Savard et d'Ida Gosselin. Le jeune Savard fait ses études primaires chez les frères Maristes à Chicoutimi où sa famille s'était installée en 1898. En 1911, il entreprend ses études classiques au séminaire de l'endroit. Entré au Grand Séminaire de Chicoutimi en 1918, il connaît, dès la seconde année de cléricature, ses premières expériences d'enseignement. En 1922, il est ordonné prêtre à la cathédrale de Chicoutimi et poursuit sa carrière d'enseignant au séminaire jusqu'en 1926. Après un court moment de retraite chez les pères Bénédictins, l'abbé Savard devient vicaire à Bagotville puis, en 1927, à Sainte‑Agnès en Charlevoix et, en 1929, à La Malbaie.

 

Curé fondateur de la paroisse de Saint‑Philippe‑de‑Clermont en 1931, l'abbé Savard y demeure jusqu'en 1945. Durant cette période, il s'occupe personnellement de trouver des solutions à la crise économique qui sévit depuis 1929. Il devient ainsi un promoteur de la colonisation et supervise l'envoi de colons en Abitibi où sont fondées deux paroisses : Beaucanton et Villebois.

 

S'intéressant au folklore canadien‑français, l'abbé Savard entreprend, dès le début des années 1940, une collecte de contes et de chansons du terroir. Durant l'été 1941, le secrétaire des cours d'été à l'Université Laval, l'abbé Alphonse‑Marie Parent, invite l'abbé Savard à donner des cours comme assistant. En 1942, il devient chargé de cours jusqu'à son agrégation comme professeur titulaire en 1949. De 1950 à 1957, il occupe la fonction de doyen de la faculté des Lettres. Nommé prélat domestique en 1950, l'abbé Savard inaugure son décanat par une série de conférences en Europe sur la civilisation canadienne‑française. En 1954, il présente, au nom de la Société du parler français dont il occupe la présidence depuis 1950, un mémoire à la Commission Tremblay sur l'enseignement, dans lequel il défend un projet d'office culturel du Québec. En 1964, Mgr Savard prend sa retraite officielle comme professeur à l'Université Laval. Trois ans plus tard, alors âgé de 71 ans, il reçoit le titre de professeur émérite de la faculté des Lettres. Durant les années 1970, il est attaché au Centre de recherche en civilisation canadienne‑française de l'Université d'Ottawa.

 

Dans le domaine de la littérature, Monseigneur Félix‑Antoine Savard a publié de nombreux livres dont le fameux Menaud, maître‑draveur en 1937, qui lui a valu le prix de la langue française de l'Académie française et le prix David de la province de Québec en 1939. Ensuite, se succéderont les livres L'Abatis (1943), La Minuit (1948), Le Barachois (1959) de même que Martin et le pauvre (1959). Côté théâtrale, Félix‑Antoine Savard écrit la pièce La Folle, drame lyrique publié en 1960 et La Dalle‑des‑Morts publiée dès 1965. Plusieurs ouvrages sont publiés successivement de 1968 à 1979: La Symphonie du Misereor, Le Bouscueil, La Roche Ursule, Journal et Souvenirs 1 et 2, Discours, Aux marges du silence, Discours d'un vieux sachem huron à l'occasion des fêtes du tricentenaire du diocèse de Québec, Carnets du soir intérieur 1 et 2, le Testament politique (article de journal) et le Te Deum.

 

De nombreuses causes lui tiennent également à cœur. Il occupe ainsi la présidence de la Société de géographie de Québec en 1950 de même que celle de la Société de colonisation du diocèse de Québec en 1952. Ardent défenseur du patrimoine, Monseigneur Savard présente, deux ans plus tard à la Commission Tremblay, un mémoire portant sur l'enseignement des traditions populaires dans les écoles.

 

L’idée de créer une petite papeterie artisanale de papier fait main germe dans l’esprit de Félix-Antoine Savard au tournant des années 1960. Il avait alors trois objectifs : faire du beau papier pour honorer l’écriture et la parole de Dieu, promouvoir les techniques traditionnelles artisanales dans le respect de la main de l’artisan et conserver les empreintes de la nation en incrustant dans son papier les fleurs et les feuilles de son pays.

 

Félix-Antoine Savard fonde en 1963 la Papeterie Saint-Gilles avec son ami Mark Donohue, autrefois maire de Clermont. Avec Georges Audet comme artisan, la Papeterie ouvre ses portes en 1964 dans la petite école de rang de Saint-Joseph-de-la-Rive. Avec sa ténacité et son sens des affaires, Savard fit de la petite entreprise un succès de grande renommée.

 

Tout au long de sa carrière et grâce à un engagement soutenu dans divers domaines d'activités intellectuelles et sociales, Félix‑Antoine Savard s'est mérité plusieurs honneurs. Ainsi, l'Académie française lui décerne la médaille Richelieu en 1953. Certaines sociétés prestigieuses l'admettent en leur sein. C'est le cas de la Société royale du Canada en 1945, de l'Académie canadienne‑française en 1955 et de la Compagnie des cent associés en 1979. Mgr Savard reçoit également la consécration officielle des gouvernements de son pays à travers l'Ordre du Canada en 1968 et le prix David de la province de Québec en 1969.

 

Afin de souligner l'importance de ses travaux et de ses recherches, le prêtre reçoit de nombreuses bourses dont celles de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation, du Conseil des arts du Canada et du ministère des Affaires culturelles du Québec. En lui décernant des doctorats honorifiques et certaines autres décorations, les universités de Montréal (1958), de Sherbrooke (1966), Laval (1970 et 1974), d'Ottawa (1971) et du Québec à Chicoutimi (1979) reconnaissent Mgr Savard comme étant l'un des piliers du monde culturel canadien‑français.

 

Monseigneur Félix‑Antoine Savard meurt à Québec le 24 août 1982. Il est inhumé quelques jours plus tard à Saint‑Joseph‑de‑la‑Rive où il avait choisi de vivre la majeure partie de sa vie.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne de plusieurs facettes de la vie de Félix-Antoine Savard. On y retrouve tout d’abord de nombreux documents sur sa vie personnelle, notamment des photographies de sa famille, des documents concernant son chalet à Baie-des-Rochers, de la correspondance avec les membres de sa famille (parents, frère, sœurs) ainsi qu’avec ses amis et des réflexions personnelles. Le fonds contient ensuite des documents portant sur la fondation de la paroisse de Clermont, notamment un plan de l’église à construire et des rapports. On retrouve également plusieurs documents sur son action pour la colonisation de l’Abitibi, notamment des albums photos, de la correspondance avec les colons, des textes de conférences et des documents qui portent sur son action au sein de la Société de colonisation. Le fonds porte aussi sur ses activités à l’Université Laval, notamment sur sa carrière d’enseignant et sur la fondation des Archives de Folklore. À cet égard, on retrouve une importante correspondance avec Marius Barbeau, Luc Lacourcière et Alphonse-Marie Parent. Une partie du fonds témoigne également de son apport à la littérature québécoise. Cette série contient entre autres des manuscrits de ses œuvres (dont Menaud, maître-draveur), des épreuves, des textes corrigés, des contrats avec les éditeurs ainsi que des notes personnelles. Le fonds contient également des documents sur les honneurs reçus par monseigneur Savard au cours de sa vie ainsi que sur la fondation de la Papeterie Saint-Gilles.​

 

 

 

P18 Fonds Abitibi-Price inc.

ca 1930-1965. – 236 photographies. – 23 négatifs.

 

Histoire administrative

 

William Price, politicien et homme d’affaires britannique, arrive au Canada en 1810. Il agit alors comme agent-acheteur de bois de construction pour la marine. En 1816, il entreprend l’exploitation du bois à son compte et crée sa compagnie, la William Price and Company. En 1842, il achète les propriétés de la Société des Vingt et un au Saguenay et s’associe avec Peter Mc Leod pour exploiter les scieries de Chicoutimi. Dix ans plus tard, après la mort de son associé, il fonde la William Price and sons avec ses fils et possède le monopole dans l’exploitation forestière au Saguenay. En 1867, après la mort de William Price, ses trois fils reprennent l’entreprise familiale et créent la Price Brothers and Company.

 

En peu de temps, la compagnie acquiert des droits de coupe sur des territoires immenses des deux côtés du fleuve Saint-Laurent. Elle a des moulins à Montmagny, Cap-Saint-Ignace, Rimouski, Métis, Matane et La Malbaie. En quelques années, William Price et ses fils étendent leur monopole de Tadoussac à Bersimis. Ils contrôlent la côte de Charlevoix depuis La Malbaie jusqu’à Rivière-Noire. L’activité forestière a occupé pendant près de vingt ans une place importante dans l’économie charlevoisienne.

 

Portée et contenu

 

Les documents de ce fonds couvrent principalement la période 1940‑1948. Ils fournissent des renseignements sur l'exploitation forestière de la compagnie Abitibi‑Price menée par sa division Beaupré dans Charlevoix‑Ouest. Il témoigne des moyens et techniques d'exploitation utilisés pour les opérations forestières. Ce fonds contient des documents photographiques, en noir et blanc, ainsi qu'un certain nombre de négatifs. Il comprend une seule série intitulée: P18/A Exploitations forestières.

 
 
 
 
 
 

P19 Fonds Jean-Paul Tremblay

1846-1999. – 4,85 mètres de documents textuels. – 271 photographies. – 113 diapositives. – 39 négatifs. – 190 documents iconographiques. – 1 document sonore. – 38 artefacts.

 

Notice biographique

 

Jean-Paul Tremblay est né à Baie-Saint-Paul le 17 mai 1918. Fils de Médéric Tremblay et d’Anastasie Gagnon, il est le dixième d’une famille de douze enfants. Dès 1924, il commence ses études primaires et commerciales à l’Académie Saint-Joseph de Baie-Saint-Paul où il reçoit son diplôme en 1934. Il entreprend par la suite des études classiques au Petit Séminaire de Chicoutimi où il obtient un baccalauréat ès Arts de l’Université Laval en 1940. La même année, il débute ses études de théologie au Grand Séminaire de théologie. Le 10 mai 1944 à Baie-Saint-Paul, il est ordonné prêtre séculier relevant du diocèse de Chicoutimi. Son désir d’apprendre l’amène à poursuivre des études de philosophie à l’Athaenaeum Angelicum, à Rome, en 1949. Enfin, sa vie d’étudiant se termine avec ses études libres en français à l’Institut catholique de Paris en 1950 et 1951.

 

Jean-Paul Tremblay devient professeur d’Humanités en Versification de 1944 à 1949 ainsi que de latin, de rhétorique et de grec en Belles-Lettres de 1951 à 1952 au Petit Séminaire de Chicoutimi. Il est ensuite professeur de philosophie de 1952 à 1983 au Petit Séminaire de Chicoutimi, au Collège de Sainte-Foy et au Campus Notre-Dame-de-Foy. De 1953 à 1965, il est professeur de littérature et de sociologie à l’Institut Albert Thomas de Chicoutimi. Il est également chargé de cours aux Université d’Ottawa, de Montréal, de Sherbrooke, du Québec à Trois-Rivières et Laval de 1963 à 1968.  

 

Malgré ses occupations scolaires et sa vie religieuse, l’abbé Jean-Paul Tremblay est l’organisateur de nombreuses activités para-professionnelles. En 1942, alors qu’il est encore étudiant, l’abbé Tremblay est fasciné par les voyages faits à travers l’Europe par le Père Paul Doncoeur et ses disciples. C’est avec le goût de vivre cette expérience qu’il fonde « Les Équipiers de Saint-Michel » (les Miquelots) qu’il anime jusqu’en 1972. L’abbé Tremblay guide les participants dans des voyages de groupe à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe afin d’échanger avec les diverses cultures. En 1943, il implante un village de vacances à Baie-Saint-Paul qu’il nomme le Balcon Vert et qu’il anime jusqu’en 1968. En 1957, il participe à l’organisation du « Ralliement des Tremblay » et du « Tricentenaire des Simard ». En 1977, il aide à la fondation de l’Association des Tremblay d’Amérique. Il est également le co-fondateur et premier président de l’Association Québec-Perche, l’initiateur du « Salon d’histoire à ciel ouvert » et le co-fondateur de la Société d’histoire de Charlevoix en 1984.

 

Jean-Paul Tremblay participe également à plusieurs activités qui concernent l’éducation. Il est le fondateur et animateur des cours du soir aux adultes à l’Institut Albert-Thomas de 1953 à 1965. Il est aussi le pionnier et promoteur de la question des loisirs populaires et co-organisateur du cours pour technicien en loisirs dans le cadre de l’enseignement collégial en rapport avec la réforme scolaire de 1960 et les normes du rapport Delisle.

 

Considéré comme étant un pionnier de la recherche en histoire, l’abbé Tremblay écrit de nombreux ouvrages sous le pseudonyme de Médéric Tremblay, nom emprunté à son père. La plupart de ses œuvres portent sur ses racines et sur l’histoire de Baie-Saint-Paul. Il publie ainsi : La Baie Saint-Paul et ses pionniers (1948), Partîmes (1950), Contemporain du grand roi (1957), Le père d’un peuple (1957), Loisirs et loisirs volume 1 et 2 (1961 et 1965), Les Seigneurs du Gouffre (1973), Messieurs du Séminaire (1974), La Tremblaye millénaire (1975), Vienne le temps du loisir (1976), La Perche des aïeux (1977), Baie-Saint-Paul, cinq siècles d’histoire (1979), Le siècle d’Éloi (1980), Chrétiens autrement (1983) et Tout un été de guerre (1986). Jean-Paul Tremblay publie également de nombreux articles dans des revues ainsi que quelques mémoires et textes de conférences.

 

Arrivé à l’âge de sa retraite, il s’occupe de son domaine de plein-air qu’il nomme « Mille-Huit-Pins » et de sa résidence secondaire qui porte le nom de la maison de Pierre Tremblay, « La Filonnière », situé à Baie-Saint-Paul. Il s’éteint le 25 avril 1999 à l’âge de 81 ans.

 

Portée et contenu

 

Les documents de ce fonds concernent la vie de Jean-Paul Tremblay, tant au niveau professionnel que personnel. Ils portent plus particulièrement sur les activités de cet homme entre 1930 et 1999. Le fonds contient des documents qui témoignent de son cheminement scolaire, sa vie religieuse et sa carrière de professeur. Le fonds contient également des parties de livres et des œuvres complètes qu’il a écrites, des notes en lien avec ces dernières et des notes personnelles, notamment concernant ses voyages.

 

P20 Fonds Petites Franciscaines de Marie

1840-2021. – 78,855 mètres de documents textuels. – 48 856 photographies. – 11 179 diapositives. – 206 négatifs. – 38 bandes magnétiques. – 36 VHS. – 58 disques compacts. – 12 DVD. – 6 cassettes audio. – 1 vinyle. – 2 objets.

 

Histoire administrative

 

Les Petites Franciscaines de Marie ont connu des débuts particulièrement difficiles en Nouvelle-Angleterre où de nombreuses familles canadiennes françaises se sont exilées pour gagner leur vie. C'est à Worcester au Massachusetts en 1889 que le curé Joseph Brouillet décide de fonder un orphelinat pour les enfants pauvres et abandonnés. Il recrute donc quelques jeunes filles pour s'occuper de cette œuvre. Les nouvelles tertiaires de Saint François d'Assise s'acquittent de cette tâche tout en espérant devenir un jour une communauté religieuse officielle. Malheureusement, les différends entre les franciscaines et le curé Brouillet rend la continuation de l'œuvre presque impossible aux États-Unis, après deux ans de labeur. La providence permettra cependant aux onze fondatrices de mener à bien leur projet en transplantant la jeune communauté au Québec, plus particulièrement à Baie-Saint-Paul.

 

C'est en 1889 que l'abbé Ambroise Fafard obtient la cure de Baie-Saint-Paul, après un long passage à Chicoutimi en tant que curé de la Cathédrale et supérieur du Séminaire. Dès son arrivée à Baie-Saint-Paul, le curé Fafard achète une petite maison afin de créer un hospice pour les pauvres et les vieillards qu'ils trouvent en grand nombre dans sa nouvelle paroisse. Le nombre de pensionnaires augmentant sans cesse et le manque de ressource se faisant cruellement sentir, l'abbé Fafard ne voit d'autre possibilité que celle de s'associer à une communauté religieuse qui prendrait la gestion de son œuvre. Par un concours de circonstances, les tertiaires de Worcester entrent en contact avec lui en 1891 et deviennent ainsi les nouvelles responsables de l'Hospice Sainte-Anne de Baie-Saint-Paul. Grâce à l'appui important du curé Fafard, les fondatrices peuvent enfin fonder officiellement la Congrégation des Petites Franciscaines de Marie et prononcer leurs vœux perpétuels, tout en installant leur Maison-mère à Baie-Saint-Paul, dans le grand comté de Charlevoix. Alors que le nombre des nécessiteux augmente et que le manque de ressources financières sévit, le curé Fafard passe un contrat avec le gouvernement pour obtenir la garde et l'entretien de centaines de personnes en déficience intellectuelle. L'argent venu du gouvernement permet alors d'assurer la pérennité des services offerts par l'Hospice Sainte-Anne. À la même époque, le curé Fafard fait l'acquisition d'une ferme afin de nourrir le personnel ainsi que les pensionnaires. Baie-Saint-Paul vit alors au rythme des Petites Franciscaines de Marie.

 

D'ailleurs, la Congrégation a contribué à projeter Baie-Saint-Paul dans une ère moderne en amenant successivement des services tels que l'électricité, le téléphone et l'aqueduc. C'est également dans cette foulée que des trottoirs de bois sont enfin construits dans le village. Les Petites Franciscaines de Marie sont propriétaires de leur propre centrale électrique et acceptent de fournir le service à l'ensemble de la population. Au fil des années, la Congrégation devient de plus en plus prospère en offrant des services aux orphelins, aux vieillards, aux pauvres et aux handicapés. Elles prennent également la charge d'écoles et d'hôpitaux à travers le Québec et aux Etats-Unis. Plus tard, elles fondent aussi une mission humanitaire à Madagascar. L'œuvre des Petites Franciscaines de Marie est profondément ancrée dans l'histoire de Baie-Saint-Paul.

 

En 2015, la Congrégation se sépare de sa Maison-mère pour aller vivre dans une résidence pour personnes âgées, toujours à Baie-Saint-Paul. Malgré leur déménagement, les Petites Franciscaines de Marie sont toujours très présentes dans le milieu.

 

Portée et contenu

 

Le fonds Petites Franciscaines de Marie est très vaste. Il contient tout d’abord des documents qui témoignent de la fondation de la Congrégation, notamment de la correspondance entre les fondateurs et des photographies de ceux-ci, différents registres ainsi que des notes. Le fonds contient également des documents constitutifs et administratifs, tels que les Règlements et Chartes, les Constitutions des Petites Franciscaines de Marie, le décret d’érection canonique, des procès-verbaux et des rapports des différents conseils et les actes d’élections générales. On retrouve aussi des documents témoignant directement de la vie en communauté, dont les annales des maisons, les admissions et les nécrologies au sein de la Congrégation, les chroniques et les documents sur les fêtes et célébrations. Le fonds contient ensuite des documents concernant les communications et les relations publiques entretenues par les Petites Franciscaines de Marie. Finalement, le fonds regroupe les dossiers de toutes les missions qui ont vu le jour au fil du temps partout au Québec et au États-Unis.

 

 

 

P21 Collection Alexandre Desmeules

[entre 1700 et 1750]-1998. – 45 centimètres de documents textuels. – 12 photographies. – 6 diapositives. – 1 artefact.

 

Notice biographique

 

Provenant de la lignée de Jean-Célestin Desmeules, Alexandre Desmeules est né le 6 octobre 1930 à Québec. Après des études au collège Saint-Charles-Garnier, il travaille comme réalisateur de télévision pour TVA, Radio-Québec, de même que pour l’Assemblée Nationale. Il a un fils qui porte le nom de François Desmeules.

 

Alexandre Desmeules s’établit à Baie-Saint-Paul en 1981 et prend sa retraire en 1995. Il s’implique alors à la Télévision communautaire de Charlevoix-Ouest (TV-CO), au Festival de théâtre de Baie-Saint-Paul ainsi qu’au Centre d’archives régional de Charlevoix. Son intérêt pour la communication l’amène à devenir radioamateur.

 

Alexandre Desmeules est décédé en 2009.

 

Portée et contenu

 

Cette collection comprend quelques documents du festival de théâtre amateur de Baie-Saint-Paul (dépliants, documents de réunion), un journal de l’instruction publique, un livre de comptes de la Commission scolaire de Charlevoix, un encrier ayant appartenu à Jean-Célestin Desmeules, une copie d’un article sur les débuts de la télé à Québec dans lequel témoigne Alexandre Desmeules, des documents sur l’échange Jonzac-Baie-Saint-Paul, une carte d’une partie de la Nouvelle-France datant de la première moitié du 18e siècle (imprimée à Amsterdam dans l’atelier de Pierre Mortier) de même que des livres d’instructions et de maintenance d’appareils utilisés à bord de navires. La collection contient également des documents témoignant d’événements auxquels le donateur a participé, notamment le regroupement municipal de Baie-Saint-Paul en 1995, le congrès de l’Action municipale et des familles, le concours de saxophone de Baie-Saint-Paul, la visite du gouverneur général du Canada en 1998, le tricentenaire de l’église de Baie-Saint-Paul et le concours de lumières « Hiver blanc ».

 

 

 

P22 Fonds Club de l'âge d'or Les Belles Montagnes

1973-2009. – 12 centimètres de documents textuels. – 8 photographies.

 

Histoire administrative

 

Le Club de l’âge d’or Les Belles Montagnes voit le jour le 7 juin 1973 à Baie-Saint-Paul, sous la présidence de madame Rose-Alma Thibault. Quelques mois après sa fondation, le Club de l’âge d’or Les Belles Montagnes commence une collaboration avec le Club des Retraités Nouveaux Horizons. Effectivement, afin de poursuivre ensemble leur but commun, soit de permettre à des personnes âgées de se réunir dans un cadre social amusant, les deux clubs entreprennent de réunir leurs membres respectifs chaque semaine. Toutefois, afin d’éviter une confusion entre les deux regroupements, le Club les Belles Montagnes fait une demande d’enregistrement pour devenir une corporation. Ainsi, le 13 octobre 1976, il est enregistré sous le nom : Club de l’âge d’or Les Belles Montagnes de Baie-Saint-Paul inc.

 

Malgré le changement d’appellation, le Club poursuit le même mandat, c’est-à-dire de divertir les personnes âgées et égayer leur retraite. Pour y parvenir, les organisateurs doivent offrir des loisirs à la clientèle du Club, promouvoir l’entraide et intéresser les citoyens aux problématiques rencontrées chez les personnes âgées. Le Club offre donc, entre autres, l’organisation de voyages, des repas communautaires, des soirées sociales et des assemblées d’animation et d’information. Certains membres du Club ont même formé une chorale appelée « La Gerbe d’Or » en 1979. Cette organisation fut renommée « Écho des Montagnes » en février 1985.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne de l’histoire de la constitution du Club à Baie-Saint-Paul, de même que de ses réalisations les plus importantes. Il contient des registres, des procès-verbaux, des documents relatifs au 25e anniversaire du Club et d’autres documents divers.

 

 

 

P23 Fonds Juliette Simard-Saint-Gelais

1950-2001. – 75 centimètres de documents textuels. – 135 photographies. – 388 diapositives. – 2 négatifs. – 64 dessins. – 2 bandes magnétiques. – 9 cartes postales. – 10 documents iconographiques.

 

Notice biographique

 

Juliette Simard-Saint-Gelais est la dernière des douze enfants d’Arthur Simard et de Maude Fortin. Elle est née le 8 avril 1921 à Baie-Saint-Paul. Le 12 avril 1950, elle épouse Charles-Henri Saint-Gelais à Baie-Saint-Paul où elle a résidé tout au long de sa vie. Elle décède le 18 septembre 2007.

 

Juliette Simard-Saint-Gelais fait ses études à l’École normale Saint-Joseph de Baie-Saint-Paul où elle reçoit son diplôme élémentaire. Elle poursuit ensuite des études en pédagogie à l’École normale des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame jusqu’en 1940, année d’obtention de son diplôme. Elle commence alors une carrière vouée à l’enseignement. Elle enseigne d’abord à l’école rurale de Saint-Gabriel de Pérou pendant 4 ans, puis à celle du Ruisseau Michel pendant 2 ans. En 1946, elle abandonne l’enseignement pour des raisons de santé. Après une année de convalescence, elle devient assistante à la pharmacie du docteur Dufour à Baie-Saint-Paul. Son attrait pour les relations humaines la pousse à continuer ce travail pendant plusieurs années.

 

Sa carrière artistique (littérature et peinture) débute véritablement en 1967. L’année suivante, elle publie son premier recueil de poésie qu’elle intitule L’ombre de la lumière. Se succéderont par la suite de nombreux autres recueils dont, Sur les ailes du temps (1971), Palette sur jadis (1972), Allégories (1975), Paysage intime (1979), Ombres et lumières (1981), Aphorismes et rêveries (1985), Randonnées et réflexions (1986), De la rosée au serein crépusculaire (1990), Reflet d’octobre (1993) et Tangage (1996).

 

Son talent pour la peinture lui donne l’occasion de faire des études de composition de tableaux avec René Richard et François Forté. De même, elle assiste à quelques cours des ateliers d’art de l’Université du Québec à Chicoutimi, au Centre d’art de Baie-Saint-Paul de même qu’aux Festivals folkloriques à Baie-Saint-Paul, ainsi qu’au Centre d’art Saint-Laurent à l’île d’Orléans. En 1980, elle participe à l’exposition itinérante « Visages de mon pays » qui voyage à travers tout le Canada pendant un an. Certains de ses tableaux sont également exposés en permanence à la Galerie René-Richard. Enfin, elle a été la propriétaire de la galerie d’art « Le Grenier ».

 

Très impliquée, Juliette Simard-Saint-Gelais s’est notamment distinguée comme membre de la Société des poètes canadiens-français, de l’Union des écrivains québécois, de la Société artistique de Sainte-Foy, du chœur « Hier et aujourd’hui ». De plus, elle a été coprésidente de l’Association des artistes de Charlevoix et membre du Club Bon Cœur des Cardiaques de Charlevoix.

 

Portée et contenu

 

Le fonds Juliette Simard-Saint-Gelais témoigne de la vie de cette artiste de 1950 à 1996. L’ensemble des documents porte sur les expositions qu’elle a faites, les recueils qu’elle a publiés de même que ses dessins, dont certains datent de son enfance.

 

On retrouve dans le fonds de la correspondance, des photographies, des coupures de presse, des cartes postales reproduisant ses peintures, des agendas, des dessins, un croquis, des biographies, de certificats de reconnaissances divers, des registres de visiteurs, des procès-verbaux de la Société Saint-Jean-Baptiste, un livre de la mariée, des invitations ainsi que des reproductions d’œuvre

 

P24 Fonds Festival Molière de Charlevoix

1988-1996. – 45 centimètres de documents textuels. – quelques artefacts.

 

Histoire administrative

 

Fondé en 1988 par Jean-Yves Gaudreault et Joseph Saint-Gelais, le Festival Molière a pour mission de produire et inviter des spectacles de théâtre, de danse, et de variété durant la saison estivale pour la population de Charlevoix et dans le but d’améliorer l’offre de séjour de la clientèle touristique. L’organisme sans but lucratif a pour objectif de proposer au public régional et touristique de Charlevoix des productions artistiques de haut niveau représentant les différents arts de la scène.

 

Chaque année, la direction du Festival Molière élabore une programmation tributaire de ses objectifs. Selon son budget et la disponibilité des spectacles répondant à ses critères de qualité, elle invite trois ou quatre productions nationales ou internationales et produit des spectacles maison dont un seul sera présenté pendant toute la durée du Festival.

 

Le Festival Molière se démarque par le choix de sa programmation et par l’utilisation des différents lieux disponibles dans la région.

 

Après onze saisons, le Festival Molière quitte le Manoir Richelieu où il avait pris place et cesse par la même occasion ses activités.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne des activités du Festival Molière de Charlevoix pendant ses onze années d’existence. Il comprend des dossiers de presse sur les spectacles présentés ainsi que sur le Festival lui-même, des programmes, des contrats, de la correspondance, des documents administratifs, des documents textuels divers et quelques artefacts (marionnettes).

 

 

 

P25 Fonds Jean-Yves Gaudreault

1974-1982. – 25 centimètres de documents textuels. – 108 photographies. – 28 diapositives.

 

Notice biographique

 

Né à La Malbaie en 1943, Jean-Yves Gaudreault y reçoit une solide formation académique puis, ses études complétées, il s’inscrit au Conservatoire d’art dramatique de Québec, alors dirigé par Jean Valcourt. Trois ans plus tard, à sa sortie du Conservatoire, on lui décerne un premier prix d’interprétation en comédie classique et un autre en théâtre contemporain.

 

En 1968, il fonde, avec le metteur en scène Joseph Saint-Gelais, le Théâtre national pour enfants « Les Pissenlits » dont la feuille de route est impressionnante : 15 créations québécoises et 2500 représentations. Cette compagnie a effectué onze tournées à travers l’Amérique du Nord, la France, la Suisse, la Russie, l’Ukraine et la Géorgie.

 

C’est également sous sa responsabilité artistique que le Théâtre Populaire du Québec fait sa tournée européenne et triomphe au Festival d’Avignon avec la pièce Le temps d’une vie de Roland Lepage. Par sa programmation, Jean-Yves Gaudreault impose une vision sensible et éloquente de ce que devrait être le répertoire des compagnies de tournée au Québec.

 

À l’été 1986, il crée le Festival Molière de Charlevoix, un festival des arts de la scène. Pendant dix ans, cet organisme de production et de diffusion présente dans la région de Charlevoix une trentaine de spectacles, dont plusieurs pièces de Molière, de même que du folklore en collaboration avec le festival folklorique de Drummondville, Gilles Vigneault et Yvon Deschamps.

 

En parallèle aux postes de directeur artistique qu’il a occupés, Jean-Yves Gaudreault s’est illustré comme comédien au Théâtre du Nouveau Monde, au Théâtre Populaire du Québec, au Théâtre du Rideau Vert, au Théâtre des Pissenlits, à la Comédie Canadienne et aux Jeunesses Musicales du Canada. À la télévision, on a pu le voir dans des émissions comme Moi et l’autre, Lecoq, Montréal Ville ouverte, Scoop, etc. Il participe également en tant que comédien au tournage de films américains, notamment The Aviator, Godsend et Tomorrow. Au cinéma québécois, on a apprécié son talent dans des films comme Nez rouge, Sur le seuil, Gaz bar, etc. Il participe également à plusieurs téléséries dont Laura Cadieux, Music-Hall et Simone et Chartrand.

 

Il a écrit une série pour enfants de 20 épisodes pour la télévision éducative de l’Ontario. Co-président canadien de l’Association internationale pour l’Enfance et la Jeunesse de 1975 à 1979, il a eu l’opportunité de représenter le Québec à l’étranger, notamment en Hongrie, en Roumanie, en Allemagne de l’Est, aux États-Unis, en France, en Italie, etc.

 

Comédien, auteur, metteur en scène et directeur artistique, il a été boursier du Conseil des arts du Canada à cinq reprises. Il a remporté le trophée « Meilleur comédien » à ses débuts au Festival d’art dramatique de Montréal en 1965. Il a aussi reçu, en 1977, la médaille du mérite artistique attribuée par le Reine Élizabeth II à l’occasion de son jubilé d’argent. Il a également aussi reçu le Méritas culturel de la Chambre de commerce de Charlevoix.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne d’une partie de la carrière artistique de Jean-Yves Gaudreault. On y retrouve des photographies, des coupures de presse, des textes de théâtre, des rapports du théâtre des Pissenlits et quelques autres documents.