P26 Fonds Camille Laurin

 

1919-1999. – 3,4 mètres de documents textuels. – 1831 photographies. – 862 négatifs. – 26 diapositives. – 1 bande magnétique. – 4 artefacts.

 

Notice biographique

 

Camille Laurin est né à Charlemagne le 6 mai 1922. Il est le fils d'Éloi Laurin, commerçant, et de Mary Morin. Il étudie tout d'abord aux écoles Saint-Simon et Saint-Jude à Charlemagne, puis au collège de l'Assomption. De 1942 à 1949, il poursuit des études en médecine à l'Université de Montréal. Il s'occupe activement des organisations étudiantes et dirige en 1947 le journal étudiant « Le Quartier Latin ». De 1948 à 1949, il travaille à Genève comme secrétaire de l'Entraide universitaire internationale. Après l'obtention de son doctorat en médecine, il se spécialise en psychiatrie au Boston State Hospital de 1951 à 1953 puis, de 1953 à 1957, en psychanalyse à Paris. Entre-temps, en 1950, il épouse Rolande Lefebvre, originaire de La Sarre. Deux filles sont issues de cette union : Marie-Pascale et Maryse-Annick. À la suite du décès de son épouse, survenu subitement le 7 janvier 1980, Camille Laurin demande en seconde noce madame Francine Castonguay en 1983. Il décède en mai 1999.

 

Il exerce d'abord sa profession à l'Institut Albert-Prévost de Montréal dont il devient le directeur scientifique en 1958. Professeur titulaire à la faculté de Médecine de l'Université de Montréal, il est nommé directeur des services du département de psychiatrie de la même faculté en 1958. À ce double titre, il réorganise l'enseignement théorique et clinique de la psychiatrie. Il établit le programme universitaire du certificat en psychiatrie pour les centres psychiatriques affiliés à la faculté de Médecine de l'Université de Montréal. À la même époque, il fait rayonner la psychiatrie québécoise en favorisant la tenue de colloques internationaux à Montréal.

 

Membre fondateur de l'Association des psychothérapeutes catholiques (1956), il devient rapidement membre de la Société française de psychanalyse puis secrétaire de l'Association des psychiatres du Québec de 1958 à 1964, dont il détient la  présidence dès 1964. Il collabore à de nombreuses revues scientifiques et traduit même, en 1957, le livre de Edward Glover : Technique de la psychanalyse. Il contribue également à l'éducation populaire, par le biais de conférences et d'émissions de télévision telles que : « Pôles de l'esprit » et « Premier plan ».

 

Au niveau politique, il participe à la fondation du Mouvement Souveraineté-Association. Élu président du conseil exécutif du Parti Québécois en 1968, il devient conseiller de l'exécutif en 1969 et vice-président du parti en 1971. Pendant cette période, il publie deux ouvrages: « Ma traversée du Québec », en 1970 et « Témoignage », en 1972. Il est député du Parti Québécois dans le comté de Bourget d'octobre 1970 à octobre 1973. Défait en 1973, il est ensuite réélu dans la même circonscription en 1976 et 1981. Assermenté membre du conseil exécutif le 26 novembre 1976 et nommé ministre d'État au Développement culturel dans le cabinet Lévesque le 2 février 1977, il dirigea le dossier de la Charte de la langue française dont il resta le ministre responsable jusqu'à sa démission du cabinet Lévesque. Il fut ministre d'État au Développement culturel et scientifique du 12 juin au 6 novembre 1980, ministre de l'Éducation du 6 novembre 1980 au 5 mars 1984 et ministre des Affaires sociales du 5 mars 1984 jusqu'à sa démission du cabinet le 26 novembre 1984. De plus, il démissionne comme député le 25 janvier 1985. En 1986, il devient membre de la direction du Rassemblement Démocratique pour l'Indépendance.

 

En 1985, il retourne à la pratique de la psychiatrie au Pavillon Albert-Prévost de l'Hôpital Sacré-Cœur de Montréal, où il fut directeur du département de psychiatrie de 1985 à 1994. En 1989, il reçoit le prix d'excellence du département de psychiatrie de la faculté de Médecine de l'Université de Montréal; en 1990, le prix d'excellence en psychiatrie de l'Association des médecins psychiatres du Québec et, en 1993, il reçoit la médaille du 150e anniversaire de la faculté de Médecine de l'Université de Montréal.

 

Il effectue de nouveau un retour en politique active en 1994 et est élu député de la circonscription de Bourget. Il est aussi nommé Délégué régional de Montréal, membre de la Commission des institutions et président du Comité spécial d'initiative et d'action pour le grand Montréal. Élu à l'assemblée d'investiture du Parti Québécois du comté de Bourget en mai 1998, la maladie le contraint à se retirer en septembre de la même année.

Portée et contenu

 

Le fonds témoigne non seulement de la vie personnelle de Camille Laurin, mais également de la double carrière médicale et politique qu'il a menée, de ses multiples champs d'intérêt et de sa profonde implication sociale. À titre de militant du Parti Québécois, puis député de Bourget et enfin ministre au sein de plusieurs gouvernements québécois, Camille Laurin fut aussi au cœur de l'action politique durant plus de trente ans et le fonds donne donc un aperçu en profondeur de la Révolution tranquille, vue de l'intérieur par un de ses principaux artisans.

 

On trouve dans le fonds de nombreux types de documents : correspondance personnelle, administrative et politique ; articles, dossiers, communiqués et revues de presse ; comptes rendus, études et rapports administratifs ou politiques ; discours et publications diverses, notamment de Camille Laurin ; photographies et dossiers médicaux ; plans et résumés de cours universitaires donnés ou suivis par Camille Laurin ; documents publicitaires électoraux ; comptes rendus de réunions politiques ou de congrès médicaux ; et d’autres documents.

 

 

 

P27 Fonds Francine Saint-Aubin

1950-2019. – 3,5 mètres de documents textuels. – 31 photographies. – 480 diapositives. – 2 dessins. – 2 VHS. – 3 DVD. – 35 enregistrements sonores. – 64 affiches. – 3 lithographies. – 1 livre d’artiste.

 

Notice biographique

 

Francine Saint-Aubin est née en décembre 1947 à Montréal. En 1966, elle entre à l'Institut des arts appliqués où elle étudie la céramique. Elle obtient par la suite un baccalauréat en éducation artistique de l'Université du Québec à Montréal. Plus tard elle étudie pendant deux ans l'anthropologie à l'Université Laval, à Québec.

 

Tout au long de sa vie professionnelle, Francine Saint-Aubin œuvre dans divers milieux de travail. Marionnettiste, elle participe à la fondation du Théâtre de l'Oeil à Montréal en 1973, pour lequel elle travaille aussi comme relationniste et photographe. Elle enseigne les arts plastiques dans une école secondaire et dans des centres de loisirs. En 1979 elle réalise un diaporama avec les Innus de Mingan. Elle est agente culturelle au ministère des Affaires culturelles du Québec, puis à celui du Loisir, de la Chasse et de la Pêche. De 1984 à 1988, elle effectue pour ce dernier ministère québécois une recherche exhaustive sur l'histoire de la région du parc national des Grands-Jardins dans Charlevoix. 

 

Installée à Baie-Saint-Paul depuis 1985, elle participe en 1987 à la formation du Groupe écologiste de Charlevoix (GEC) dont elle est la première présidente. Elle met sur pied le centre de documentation du GEC et organise des activités de sensibilisation et d'intervention écologistes auprès de la population de Charlevoix.

 

Sur le plan artistique, Francine Saint-Aubin pratique plusieurs formes d'arts visuels, dont le tissage, le dessin, le collage, la sculpture, l'illustration, l'estampe et la photographie. Elle illustre plusieurs pages couvertures de publications des Éditions Écosociété. Son travail de création l'amène à exposer ses œuvres de nombreuses fois, seule ou en groupe, dans Charlevoix, à Québec et en France.

 

Elle s'investit également dans la création littéraire en parallèle de ses autres activités. Elle signe des textes à caractère historique dans la Revue d'histoire de Charlevoix ainsi que de la prose et de la poésie dans L'Embarcadère (revue de la Société littéraire de Charlevoix). Elle réalise un livre d'artiste, Autour d'un Milieu (textes et estampes), en hommage à Pierre Perrault (1997). Elle publie deux recueils de récits : L'enfant du caribou, aux Éditions Vents d'Ouest (2006) et Le silence des Grands Jardins aux Éditions GID (2007); puis elle fait paraître un recueil de photographies historiques commentées : Les Grands Jardins, haut lieu de Charlevoix (GID, 2009).

 

Francine Saint-Aubin réalise de nombreux projets en collaboration avec son conjoint Claude Frappier. Entre autres, ils réalisent ensemble le Répertoire toponymique de la région des Grands Jardins (1987). En 1996, elle illustre un ouvrage poétique de son compagnon: Duo pour voix résiduelles. Elle présente aussi des expositions où ses photographies sont accompagnées par les textes poétiques de celui-ci.

 

Impliquée dans son milieu de vie, Francine Saint-Aubin donne des causeries dans les bibliothèques de Baie-Saint-Paul et de La Malbaie. Elle dépose également des mémoires, entre autres lors de l'élaboration de la politique culturelle de la Ville de Baie-Saint-Paul et à la Commission régionale de consultation sur l'avenir du Québec.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds concerne les nombreuses activités à caractère artistique, littéraire et historique auxquelles Francine Saint-Aubin a participé et les dossiers dans lesquels elle s'est impliquée, à titre personnel ou comme membre du Groupe écologiste de Charlevoix dans le but de promouvoir une société plus humaine et plus respectueuse de son environnement.

 

Le fonds couvre particulièrement les sujets suivants : le Groupe Écologiste de Charlevoix, la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix, le Conseil économique et social de la région de Charlevoix, le Parc des Grands Jardins et divers implications de Francine Saint-Aubin. On retrouve également des documents, rassemblés par la donatrice, sur Pierre Perrault et Yolande Simard.

 

Le fonds contient de la documentation textuelle et sonore sur tous ces sujets.  Les documents textuels comprennent aussi bien de la documentation officielle imprimée que des notes manuscrites personnelles de l'auteure du fonds.

 

 

P28 Collection Adélard Froment

1972-1989. – 15 centimètres de documents textuels.

 

Notice biographique

 

Adélard Froment est né le 1er décembre 1931 à Crabtree, dans la région de Lanaudière. Il fait ses études primaires à Crabtree et ses études secondaires au Collège Saint-Laurent, à Montréal. Admis à l'Université de Montréal, il obtient un baccalauréat en optométrie. Le 6 septembre 1958 à Rosemont, il épouse Jeannette Bellisle avec qui il aura cinq enfants : Daniel, Marc-André, Yves, Michel et Charles.

 

Installé à Baie-Saint-Paul dès 1957, il travaille comme optométriste à son propre compte et fonde cinq bureaux situés à Baie-Saint-Paul, Clermont, La Malbaie, Les Escoumins et Sainte-Anne-de-Beaupré. En 1990, il cède ses bureaux à son fils Yves Froment et quitte la région pour ses deux résidences principales dont l'une située à Notre-Dame-des-Prairies, à Québec, et l'autre à Pompano Beach, en Floride.

 

Durant sa vie active à Baie-Saint-Paul, Adélard Froment s'est impliqué activement aux niveaux social, religieux et politique. Il milita en particulier pour l'implantation du Club de golf de Baie-Saint-Paul, du premier centre médical, pour la formation de la Régie intermunicipale des loisirs et de la Commission d'urbanisme de Baie Saint-Paul. Il s'est également beaucoup investi comme conseiller municipal à la Ville de Baie-Saint-Paul, durant les années soixante. De plus, il s'est présenté comme candidat aux élections fédérales pour le Ralliement des créditistes et fut délégué de Charlevoix au Conseil diocésain de pastorale.

 

Ami de René Richard, il fut son exécuteur testamentaire.

 

Portée et contenu

 

Les documents contenus dans cette collection ont trait à la mort de René Richard et de sa femme Blanche Cimon, les funérailles de René Richard, les hommages rendus à René Richard et divers événements d'ordre culturel (expositions, inaugurations, publications, cérémonies commémoratives) qui suivirent son décès. La collection traite aussi de l'administration de la succession et de la Fondation René Richard. On retrouve également quelques documents sur le décès de Félix-Antoine Savard.

 

La collection comprend de la correspondance, des documents administratifs et financiers, des coupures de presse, des articles photocopiés, des listes, un contrat de concession, le testament de René Richard, des hommages (témoignages de sympathie, textes commémoratifs) à l'occasion de la célébration du décès du peintre, des catalogues des œuvres, des certificats d'évaluation ainsi qu'un répertoire numérique des œuvres du peintre.

De plus, on retrouve une version dactylographiée de l’ouvrage de Jean-Guy Quenneville, Le voyage d’un solitaire; René Richard 1930-1933, publié aux éditions du Trécarré ainsi qu’une copie de l’allocution prononcée pas Félix-Antoine Savard lors des funérailles de René Richard.

 

Finalement, deux documents rappellent le passé politique d’Adélard Froment au sein du parti Crédit Social.

P29 Collection Thérèse Thibault

ca 1885-1965. – 5 feuilles de documents textuels. – 3922 documents iconographiques.

 

Notice biographique

 

Thérèse Thibault, cinquième enfant de Hermel Thibault, entrepreneur, et d’Emma Bouchard, est née en 1905 à Saint-Irénée, où elle a vécu jusqu'à sa mort en 1991. Son père Hermel était un descendant de Guillaume Thibault, tailleur et boulanger de Rouen, qui était venu s'établir à Château-Richer en 1655 et dont un arrière-petit-fils, André, avait épousé Agathe Simard à Petite-Rivière-Saint-François en 1772. Depuis ce temps, la branche charlevoisienne des Thibault a successivement habité Baie-Saint-Paul, Les Éboulements et Saint-Irénée, avant de s'établir également à La Malbaie. Thérèse Thibault épouse Eudore Boutet le 16 janvier 1933 à Saint-Irénée.

 

Thérèse Thibault et son frère aîné Joseph, qui s'adonnait à la photographie en amateur, avaient entrepris dès le début du siècle dernier de rassembler des photographies d'époque prises par des amateurs et des professionnels de Charlevoix et d'ailleurs, concernant leur famille, leurs connaissances, leurs concitoyens et, de manière générale, la vie à Saint-Irénée.  Après le départ de son frère Joseph pour la région de Portneuf dans le courant des années vingt, Thérèse Thibault continua la collection laissée par son frère.

 

Portée et contenu

 

La majeure partie des photographies ayant été prises à Saint-Irénée entre 1890 et 1935, la collection constitue un témoignage visuel important sur la vie de ce village charlevoisien à la grande époque du Domaine Forget et de l'Hôtel Charlevoix, lorsque Saint-Irénée était une station balnéaire fréquentée, desservie par train et par traversier aussi bien que par la route.  On peut y voir les habitants du village et de Charlevoix, photographiés dans le cadre de leur vie familiale, sociale, professionnelle et durant leurs loisirs. La collection contient des négatifs, des tirages et des ferrotypes.

 

 

 

P30 Fonds Claude Frappier

1984-2005. – 26 centimètres de documents textuels. – 5 enregistrements sonores.

 

Notice biographique

 

Claude Frappier est né à Sorel en 1946. Après des études classiques au collège Saint-Laurent de Montréal, il complète ses études universitaires par une maîtrise en Lettres à l'Université d'Aix-Marseille, obtenue en 1970. Par la suite, il enseigne la littérature au Cégep Maisonneuve du Vieux-Montréal et Thetford Mines durant quelques années, avant de s'établir dans Charlevoix en 1975. Jusqu'en 1983, il enseigne les langues (anglais et français) aux niveaux secondaire et collégial, dans le cadre des cours aux adultes donnés par la Commission scolaire de Charlevoix, avant d'abandonner l'enseignement pour s'orienter vers la correction, la révision linguistique et la traduction, pour le compte de nombreux organismes publics et parapublics, universités, maisons d'édition et imprimeries.

 

Depuis son arrivée dans la région de Charlevoix, Claude Frappier s'est impliqué activement dans de nombreux dossiers concernant l'aménagement territorial, les politiques municipales, la culture et l'environnement. Il a notamment été un membre fondateur du Groupe écologiste de Charlevoix et de la Société littéraire de Charlevoix. Écrivain et conférencier, Claude Frappier a également participé à de nombreuses émissions éducatives sur les ondes de CIHO-MF, TV-CO, et TVC-VM, en plus de présenter plusieurs mémoires à l'occasion d'audiences publiques tenues à Baie-Saint-Paul par les autorités municipales ou d'autres niveaux de gouvernement.

 

Portée et contenu

 

Le fonds Claude Frappier porte essentiellement sur les activités de l'auteur au sein du Groupe écologiste de Charlevoix, corporation sans but lucratif créée dans le but de promouvoir le respect et la protection de l'environnement charlevoisien ainsi que sa mise en valeur, tout en favorisant l'émergence d'une conscience écologiste, une meilleure connaissance de l'environnement et la gestion rationnelle des ressources naturelles de Charlevoix dans une perspective de développement durable.

 

Le fonds contient également des documents concernant la télévision communautaire ainsi que des enregistrements sonores d’une entrevue réalisée par Claude Frappier auprès du sculpteur Gérard Thériault en 1997.

 

Le fonds contient également un dossier concernant le combat mené contre la ligne triphasée d’Hydro-Québec sur le Cap-aux-Corbeaux, un dossier sur la lutte pour conserver public le boisé du quai, ainsi que des dossiers de documentation sur différents sujets dont l’accident de 1998 dans la côte de Les Éboulements. Enfin, on retrouve aussi un livre de poèmes de Claude Frappier, Duo pour voix résiduelles.

 

 

 

P31 Collection Gilles Brown

Ca 1920-1980. – 95 770 photographies. – 8060 négatifs. – 3378 articles de journaux.

 

Notice biographique

 

Gilles Brown est né à Montréal le 6 février 1943. Il a fait carrière d’abord dans le monde de la radio dans la région de Montréal, avant de connaître le succès dans la chanson, souvent en duo avec le chanteur Yves Martin avec qui il produira plusieurs vinyles 45 et 33 tours. Il est surtout connu pour sa chanson « Parce que » qu’il interprète en compagnie de Pierre Laurendeau (duo connu sous le nom « Les Valentins »), mais aussi à travers plusieurs pièces solo telles : « Agent Secret » (1967), « C’est toi que j’aime » (1964), et « Son nom est Lison » (1967). Parfait bilingue, il a également traduit du palmarès  américain plus de 400 chansons pour d’autres artistes québécois (Joël Denis, Michèle Richard ou Johnny Farago) et français. Outre le monde musical, Gilles Brown a évolué dans le domaine du journalisme et des communications. Dans l’un de ses journaux, il publie notamment une longue série de reportages sur les peintres Yvonne Bolduc, Blanche Bolduc, René Richard et Alban Bluteau. Pour ce dernier, il planifie  une série de sorties télé dans les studios de Télé-Métropole.

 

En 1975, Gilles Brown se tourne vers une nouvelle vocation, en ouvrant à Baie-Saint-Paul, ce qui deviendra la première galerie d’art de Charlevoix, la Galerie Clarence Gagnon. En effet, avec sa conjointe Lisette Lortie, il fait l’acquisition d’une maison centenaire à toit mansarde et y installe une galerie dont le nom rend hommage à ce grand maître de la peinture canadienne qui commence à fréquenter Baie-Saint-Paul dès 1909 et ce jusqu’à son décès survenu à Montréal en 1942. En 1976, Gilles Brown et son fils Frédéric, ouvrent une deuxième Galerie Clarence Gagnon dans le secteur Outremont (près de sa résidence), puis une troisième dans le Vieux-Montréal.

 

Gilles Brown est donc reconnu comme le précurseur de tout un réseau de galeries qui maintenant couvre toute la région. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul a voulu lui rendre hommage en mai 2016, en  baptisant de son nom l’une de ses salles, la Salle Gilles-Brown.

 

Gilles Brown est décédé d’un cancer à Montréal le jour même de son anniversaire, soit le 6 février,  en 2016, dans sa soixante-treizième année.

 

Portée et contenu

 

La collection est constituée de milliers de documents iconographiques, principalement des photographies. On y retrouve également des coupures de presse et des documents textuels. Il s’agit de documents ayant servi à illustrer des journaux de l’époque. La majorité des documents qui ont été conservés concernent des personnalités québécoises et internationales.

 

 

 

P32 Fonds Yvon Dubé

1985-2002. – 2,75 mètres de documents textuels. – 15 cartes.

 

Notice biographique

 

Yvon Dubé est né à Cabano le 21 mars 1929. Nommé Bachelier ès Sciences du collège de Victoriaville en 1947, il entreprend cette même année des études à la faculté d'Arpentage et Génie forestier de l'Université Laval, où il obtiendra successivement les diplômes de Bachelier en Arpentage (1950), Bachelier ès Sciences appliquées (1951) et Maître ès Sciences forestières (1961).  Entre 1951 et 1994, Yvon Dubé a œuvré à des postes de commande dans les domaines connexes de la gestion faunique, des affaires autochtones et de l'environnement. Il a travaillé pour différentes compagnies forestières (Sainte-Anne Power Corporation, Brown Corporation, Canadian International Paper Company) ; pour les ministères québécois des Terres et forêts, du Tourisme, Chasse et Pêche et du Loisir, Chasse et Pêche ; pour le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien ; ainsi que pour l'Agence canadienne de développement international (ACDI), à titre de chef de mission et conseiller en politique forestière au Brésil et au Zaïre. Il a également été commissaire pour le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) à Québec, entre 1988 et 1994. Depuis cette date, il travaille à titre de consultant indépendant. Au cours de sa longue carrière professionnelle, Yvon Dubé a prononcé plus d'une centaine de conférences, dont beaucoup ont été publiées, portant sur l'aménagement du territoire, la planification forestière et l'environnement, dans une optique de conservation, de gestion démocratique et d'utilisation pluri-vocationnelle du milieu forestier. Il a également publié deux études sur la politique et la législation forestière.

 

De 1984 à 1990, il a été membre de la Commission canadienne pour le programme Man and Biosphere de l'Unesco (MAB/Canada) et c'est par le biais de ses fonctions au sein de ce programme des Nations Unies voué à la sauvegarde des sites naturels exceptionnels de la planète qu’il a commencé à s'intéresser à la création d'une réserve mondiale dans Charlevoix. En 1988, il fonde la corporation de la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix, dont il fut président et membre du conseil d'administration jusqu'en 2001. La corporation de la RMBC a été, sous sa gouverne, le maître d'œuvre pour la création et la structuration de la réserve biosphérique de Charlevoix.

 

Portée et contenu

 

Le fonds Yvon Dubé nous renseigne, par le biais des documents écrits par l'auteur ou rassemblés par lui dans le cours de ses activités professionnelles, sur les préoccupations sociales et environnementales qui ont guidé son action tout au long de sa carrière ; les politiques d'aménagement du territoire qu'il a mises de l'avant et contribué à faire adopter ; et la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix dont il fut l'initiateur, l'organisateur et l'administrateur. Le fonds contient également des écrits personnels qui nous font découvrir un humaniste préoccupé par la protection de la nature, convaincu que l'avenir de l'Homme dépend de sa capacité de vivre en harmonie avec son environnement et qu'il doit trouver un juste équilibre entre les impératifs du progrès et le respect des milieux naturels. Le fonds contient une nombreuse documentation de nature technique, juridique, administrative, sociopolitique et touristique relative à la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix ; des écrits de l'auteur, aussi bien d'ordre personnel que professionnel ; ainsi que des publications indépendantes de nature politique, sociologique, historique ou scientifique en rapport avec les intérêts et les préoccupations de l'auteur du fonds.

 

 

 

P33 Fonds Club bon coeur des cardiaques de Charlevoix

1984—1999. – 1 mètre de documents textuels. – 23 photographies. – 14 négatifs. – 95 dessins.

 

Histoire administrative

 

Créé le 14 novembre 1984 grâce à l'initiative de Francine Thibault et avec l'aide de deux cardiaques, Luc Simard et Marcel Gagnon, le Club bon cœur des Cardiaques de Charlevoix-Ouest (CBCCCO), alors situé dans les locaux de Pro-Santé à Baie-Saint-Paul, est le premier organisme communautaire à but non lucratif au Québec. Il a pour mandat la promotion et la prévention des maladies du cœur dans Charlevoix.

 

L'un des grands objectifs du Club est tout d'abord d'établir un centre d'électrographie à l'effort. Cet objectif est atteint en mai 1986, alors que le Club offre un tapis roulant au Centre Hospitalier de Charlevoix en échange d'un local qui leur permet, dès avril 1987, d'ouvrir un centre d'information, de diffusion et de promotion de la prévention des maladies cardiovasculaires : le « Centre Cœur à Tous ». Ce centre offre également la possibilité au Club bon cœur de répondre le plus adéquatement possible à son mandat en offrant des cours de réanimation cardiorespiratoire (R.C.R.), des programmes visant l'activité physique et le tabagisme, de l'enseignement sur l'anatomie du cœur et ses maladies.

 

L'implantation du « Centre cœur à Tous» permet la création de nouveaux projets sous la gouverne du Club bon cœur. En effet, à partir de 1991, les dirigeants du Club décident d'étendre leur action jusqu'à La Malbaie. Une alliance se crée ainsi entre le Club et le Centre Hospitalier Saint-Joseph de La Malbaie. Cette entente permettra la fondation du comité d'entraide « À Cœur Ouvert » qui offre la possibilité aux personnes ayant le même vécu d'échanger et de s'entraider. Dès 1991, avec l'aide de l'hôpital de La Malbaie, le Club débute son projet d'ouvrir une maison pour victimes de maladies cardiaques et angineux dans Charlevoix. En 1993, le Club poursuit sa lancée en fondant son propre club de marche « Les marcheurs du Club bon cœur enr. » à Baie-Saint-Paul.

 

Afin de réaliser ses objectifs, le Club s'autofinance au moyen d'activités et d'événements. L'organisme mène plusieurs activités de nature sociale à travers l'objectif de son mandat dont des marches annuelles, des ateliers et conférences sur les facteurs de risques concernant les maladies cardiovasculaires, la publication de document pertinent, des activités récréatives (soirées, soupers, brunches) et des ateliers sur la lutte contre le tabagisme.

 

Portée et contenu

 

L'ensemble des documents de ce fonds témoigne de l'organisation des activités de financement du Club bon cœur des cardiaques de Charlevoix et des projets qu'il a réalisé, à Baie-Saint-Paul comme à La Malbaie, de 1984 à 1999. On y retrouve des documents administratifs et financiers, des procès-verbaux, des documents de travail, de la correspondance, des listes, des programmes, des rapports d'activités, des bilans portant sur la réalisation de certaines activités, des documents publicitaires, des coupures de presse, divers communiqués, des échéanciers, des projets, des photos, des dessins, des descriptions de tâche, des formulaires, des protocoles d'entente, des fiches techniques, diverses allocutions, des attestations et de nombreuses directives.

 

 

 

P34 Fonds Association des Tremblay d'Amérique

1957-2014. – 6,5 mètres de documents textuels (dont 4,25 mètres de fiches généalogiques). – 638 photographies. – 48 négatifs. – 33 DVD. – 15 cassettes audio. – 2 affiches. – 4 objets.

 

Histoire administrative

 

L’Association des Tremblay d’Amérique (ATA) a été fondée en 1978 à l’initiative de Robert Tremblay (président de la Commission scolaire régionale de Charlevoix), de l'abbé Jean‑Paul Tremblay, de Jean‑Marie Tremblay (directeur général de la Commission scolaire régionale de Charlevoix) et du notaire Paul‑Émile Tremblay. Après l’obtention de la charte provinciale le 3 mai 1978, le recrutement des membres commence. Recruté par l’abbé Jean-Paul, Rosaire Tremblay se joint alors au quatuor d’origine pour former le conseil d’administration de l’organisation. Lors d’une conférence de presse le 18 juin 1978, ces cinq membres fondateurs annoncent la création de l’Association des Tremblay d’Amérique (ATA).

 

D'abord centralisée, avec un siège social localisé successivement à La Malbaie, Montréal et Québec, la structure administrative de l'ATA fut changée en 1984 avec l'adoption de Québec comme siège social définitif et la création de sections régionales, dans le but de se rapprocher des membres. En vertu de sa charte, l'ATA poursuit des objectifs historiques, généalogiques, patrimoniaux et familiaux. Conformément à son mandat, l'ATA organise au cours des ans plusieurs types d'activités et événements d'importance, au nombre desquels figurent les fêtes de Notre‑Dame de la Tremblaye, les fêtes du 350e anniversaire de l'arrivée de l'ancêtre Pierre Tremblay en Nouvelle‑France, ainsi que les voyages des Tremblay d'Amérique en France et autres rassemblements familiaux. L'ATA procède également à l'acquisition de biens patrimoniaux comme la maison construite sur le lot ancestral de l'Ange‑Gardien. On peut mentionner aussi, parmi les réalisations importantes de l'ATA, l'érection de plaques et de monuments commémoratifs, la publication depuis 1978 d'un bulletin d'information trimestriel intitulé "La Tremblaie" et la confection d'un dictionnaire généalogique.

 

En septembre 2007, l’armorial des Tremblay est enregistré auprès de l’Autorité Héraldique du Canada.

 

En juin 2008, lors du 30e anniversaire de l’organisation à Baie-Saint-Paul, une sculpture en pierre représentant Ozanne Achon vient compléter le mémorial des Tremblay d'Amérique. Comme les plaques de bronze rappellent l’histoire de notre association ainsi que la descendance du couple-ancêtre, l'artiste-sculpteur Martin Brisson, dans sa libre représentation, symbolise Ozanne enlaçant tout le monument afin d’évoquer qu’elle porte en ses bras toute sa progéniture.

 

Portée et contenu

 

Les documents de ce fonds portent sur l'Association des Tremblay d'Amérique depuis sa création en 1978. Ils témoignent plus particulièrement des réalisations de cet organisme et de ses activités jusqu'en 2010. On y retrouve des documents relatifs à l'historique de l'organisation, à son administration, ses activités, ses principales réalisations (dont les rassemblements), ses relations avec la Fédération des familles souches, son bulletin des membres, son membership ainsi que sur la généalogie des Tremblay. Sur ce dernier point, le fonds comprend les documents de recherche de l’abbé Jean-Paul concernant le dictionnaire généalogique ainsi que de nombreuses fiches généalogiques.

 

Ce fonds contient des documents écrits, de la correspondance, des coupures de presse, des listes, des formulaires, des documents financiers, des imprimés, des documents iconographiques et audio‑visuels ainsi qu'un généalo‑jeu sur la famille Tremblay.

 

 

 

P35 Fonds Choeur Écho des Montagnes

1998-2001. – 1 centimètre de documents textuels.

 

Histoire administrative

 

En 1979, le Club de l’âge d’or Les Belles Montagnes crée une chorale appelée « La Gerbe d’or ». En février 1985, celle-ci devient indépendante du Club. La chorale devient donc un organisme à but non lucratif à part entière et porte désormais le nom de « Chœur Écho des Montagnes.

 

Le Chœur Écho des Montagnes offre différents concerts pendant l’année dans un répertoire composé de chants traditionnels, folkloriques et populaires.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient des programmes de concert, des affiches de spectacles et des billets utilisés pour les représentations.

 

 

 

P36 Fonds Jean Des Gagniers

Ca 1977-2010. – 95 centimètres de documents textuels.

 

Notice biographique

 

Né à Saint-Joseph-de-la-Rive en 1929, Jean Des Gagniers est le fils aîné du capitaine Joseph Dégagnés (J.A.Z.) et de Berthe Tremblay. Il est connu comme historien de l’art, archéologue et muséologue. Diplômé de l’École du Louvre de Paris, il a enseigné l’histoire de l’art et l’archéologie classique à l’Université Laval. Après avoir dirigé des fouilles archéologiques en Turquie et en Chypre pendant près de 10 ans (1964-1974), il a conçu et mis sur pied le Centre muséographique de l’Université Laval, dont il a été le coordonnateur à partir de 1979. Actif dans le milieu des arts, il a fait partie de divers conseils et comités, notamment pour le Musée du Québec, les Musées nationaux et la Galerie nationale du Canada.

 

Conférencier invité dans de nombreuses universités canadiennes, américaines et européennes et membre de la Société royale du Canada, Jean Des Gagniers a publié plusieurs ouvrages et articles sur l’archéologie de la Grèce et de Chypre. Il a également signé une monographie, L’Île-aux-Coudres (1969), un recueil de fables et de contes, Le lunaméron (1971), ainsi qu’une étude intitulée La conservation du patrimoine muséologique du Québec (1981).

 

Dans les dernières années, Jean Des Gagniers s’est concentré sur l’histoire de Charlevoix, notamment en publiant Charlevoix, pays enchanté (1990), Un jardin extraordinaire : Quatre-vents en Charlevoix (2002), Félix-Antoine Savard et la forêt ou le royaume des enchantements (2011), William Hume Blake en Charlevoix (2013), René Richard : La promenade d’un paysage authentique (2015) et L’astroblème de Charlevoix (2016).

 

Portée et contenu

 

Le fonds Jean Des Gagniers contient essentiellement des manuscrits de ses publications ainsi que des documents de recherche ayant servi à la rédaction de ses ouvrages. On retrouve plusieurs textes manuscrits et corrigés par l’auteur. Le dernier versement contient la traduction des textes de William Hume Blake (principalement Brown waters), faite par Jean Des Gagniers. On trouve également un hommage à Cyril Simard.

 

 

 

P37 Fonds CLD de la MRC de Charlevoix

1992-2005. – 3,5 mètres de documents textuels.

 

Histoire administrative

 

Lors de sa création en 1992, le Centre local de développement de la MRC de Charlevoix était un organisme à but non lucratif qui offre des services de première ligne d'accompagnement ou de soutien technique ou financier aux entrepreneurs potentiels ou déjà en activité, individuels ou collectifs (incluant les entreprises d'économie sociale), quel que soit leur âge ou le stade de développement de l'entreprise.

 

En avril 2015, le gouvernement du Québec adopte une loi abolissant tous les CLD du Québec. L’organisation a alors rejoint les rangs de la MRC pour former le SDLE (Service de développement local et entrepreneurial) dont le mandat est de contribuer au développement économique, de supporter la création et le maintien d’emplois et de favoriser le démarrage, l’expansion et le transfert d’entreprises. Les services de soutien technique viennent compléter la gamme de services d’aide financière qu’offre la MRC de Charlevoix via le SDLE. L’organisation représente la porte d’entrée en matière de soutien à l’entrepreneuriat et au développement dans la MRC de Charlevoix.

 

Portée et contenu

 

Le fonds contient des documents constitutifs, notamment des lettres patentes ainsi que des documents administratifs comme des documents relatifs aux assemblées générales annuelles, des états financiers, des ententes, etc.

 

 

 

P38 Collection Cyril Simard

1937-2009. – 95 centimètres de documents textuels. – 46 livres. – 1 costume.

 

Notice biographique

 

Cyril Simard est né le 23 mai 1938 à Baie-Saint-Paul, dans le comté de Charlevoix. En 1959, il complète ses études classiques au Séminaire de Québec et entreprend, la même année, des études en philosophie à l'Université Laval. Sa passion pour l'architecture l'amène à poursuivre ses études dans ce domaine. Ainsi, dès 1965, il est récipiendaire d'un baccalauréat en architecture de l'Université de Montréal et devient, en 1970, titulaire d'une maîtrise en aménagement et design de la même université. Il termine finalement ses études en 1986, année où il obtient un doctorat en ethnologie de l'Université Laval. En 1966, il épouse à Baie-Saint-Paul Monique Gauthier, avec qui il aura trois enfants : Marie-Ève, Dominique et Marisol.

 

Le jeune architecte fait ses premières armes comme concepteur du village canadien à l'Exposition Universelle de 1967, projet réalisé dès 1965. De fil en aiguille, Cyril Simard obtient diverses charges d'enseignement comme chargé de cours et professeur. Il participe à de nombreux projets d'aménagement dont celui de l'école Sir Rodolphe Forget en 1970 et de la polyvalente Saint-Aubin en 1972, toutes deux situées à Baie-Saint-Paul. Il monte également plusieurs expositions et effectue des voyages d'étude et de représentation. Sa détermination lui permet d'obtenir des postes de haute importance au sein de grandes entreprises. Il fut président fondateur de la Commission d'urbanisme de la ville de Baie-Saint-Paul (1965), fondateur de l'agence en société privée Poulin, Simard, Lévesque, architectes (1967), président fondateur de la Société des Festivals Folkloriques de Baie-Saint-Paul (1967-1975), vice-président national du Conseil des arts populaires du Canada (1974-1975), président du Comité ministériel pour l'intégration des arts à l'architecture (1977-1983), président et directeur de la Papeterie Saint-Gilles (1984), président de la Fondation Félix-Antoine-Savard (1984), président de la Société des Musées québécois (1988), président de la Commission des biens culturels du Québec (1988), président fondateur de la Fondation des économusées du Québec (1992), président directeur général de la Société internationale des entreprises économusée (1997 à 2012) et premier titulaire de la chaire UNESCO en patrimoine culturel de l'Université Laval (2000 à 2005).

 

Sa grande implication sur le plan social lui a valu de nombreux honneurs, dont la médaille du Lieutenant-Gouverneur du Québec (1965), la médaille de l'Assemblée nationale du Québec (1997), le prix Carrière de la Société des musées québécois (2000), le titre d'Officier de l'Ordre national du Québec (2005), le prix du Québec Gérard-Morisset en patrimoine culturel (2005), la médaille de la Ville de Québec (2006), le prix Rayonnement hors Québec de la Chambre de commerce de Québec (2009), le prix Médaille Gloire de l'Escolle des Grands diplômés de l'Université Laval (2009), le titre de Membre de l'Ordre du Canada (2012) et de nombreux hommages des organismes de Charlevoix (Ville de Baie-Saint-Paul, MRC de Charlevoix, etc.).

 

Portée et contenu

 

Cette collection contient différentes éditions des œuvres de Félix-Antoine Savard, notamment Menaud, maître-draveur ainsi que de la correspondance et des écrits manuscrits par ce dernier. D’autres documents font également référence à Félix-Antoine Savard, dont des coupures de presse et des dossiers de recherche. On retrouve également de la correspondance de Cyril Simard et des documents sur la Papeterie Saint-Gilles. Enfin, la collection contient des agendas de madame Marie Des Neiges Simard (femme du notaire Edmour Simard), recueillis par Cyril Simard.

 

 

 

P39 Fonds Association féminine de l'éducation et de l'action sociale

1964-1991. – 10 centimètres de documents textuels. – 16 photographies. – 2 artefacts.

 

Histoire administrative

 

Fondée en 1966, de la fusion de deux organismes féminins, les Cercles d’économie domestique (CED) et l’Union catholique des femmes rurales (l’UCFR), l’Association féminine de l’éducation et de l’action sociale (AFEAS) regroupe des Québécoises issues de tous les milieux et qui partagent leurs talents et leurs préoccupations.

 

L’AFEAS défend les intérêts des femmes québécoises et canadiennes auprès de diverses instances, comme les gouvernements, les conseils municipaux, les institutions publiques et parapubliques.
Par son dynamisme, la force d’implication de ses membres et ses interventions constantes, l’organisme contribue à faire évoluer le rôle des femmes dans la société.

 

Comme ailleurs au Québec, Charlevoix a eu son propre mouvement régional qui a cessé ses activités dans les années 1990.

 

Portée et contenu

 

Le fonds contient tout d’abord des documents de l’UCFR de Charlevoix. À partir de 1966, le groupe s’identifie plutôt à l’AFEAS. On y retrouve des coupures de presse, des procès-verbaux, des cahiers de présences aux assemblées, de la documentation officielle sur le fonctionnement de l’AFEAS, des cahiers d’activités et deux clochettes.

 

 

 

P40 Fonds Clément Gagné

1980-2012. – 9 417 photographies. – 15 768 négatifs.

 

Notice biographique

 

Clément Gagné est né à La Malbaie le 3 juin 1942. Il y fait ses études primaires et secondaires ainsi que son cours classique. En octobre 1965, il épouse à Saint-Irénée Ghislaine Gauthier. Deux fils vont naître de cette union, Marc et Patrick. Clément Gagné fait une carrière de 38 ans à la Caisse Desjardins de La Malbaie. Sa passion pour la photographie l’amène à devenir le photographe officiel pour plusieurs mariages dans Charlevoix-est. Il est également amené à prendre certains contrats pour des événements organisés par des organismes de la région.    

 

Portée et contenu

 

Le fonds contient un grand nombre de documents iconographiques provenant des contrats de photographies réalisés par Clément Gagné. On y retrouve surtout des documents témoignant de mariages ayant été célébrés dans Charlevoix-est. Le fonds contient également des documents iconographiques d’événements sportifs, notamment le patinage artistique, d’ordination et du Club de l’âge d’or de La Malbaie.

 

 

 

P41 Fonds Harmonie Saint-Aubin

1976-2001. – 5 centimètres de documents textuels. – 6 photographies.

 

Histoire administrative

 

C’est le 7 mai 2016, à l’occasion d’un concert de fin d’année présenté dans la grande salle du Domaine Forget de Saint-Irénée, que l’Harmonie Saint-Aubin (du Centre éducatif Saint-Aubin) a célébré ses 40 ans d’existence. Cette formation regroupe des jeunes de 13 à 17 ans.

 

C’est à André Hudon que l’on doit la venue de cet ensemble musical. André Hudon est né dans la région du Saguenay en 1944 et a fait ses études au Séminaire de Chicoutimi, puis à la faculté des Lettres de l’Université Laval. Il s’est installé très tôt à Baie-Saint-Paul où il s’implique entre autres dans le domaine de la musique et devient en 1975, professeur de musique à plein temps. Dès les débuts de sa carrière d’enseignant à Baie-Saint-Paul, il est soutenu par le Frère Laurent Veilleux (mieux connu sous le nom de Frère Ernest, mariste), lequel est également professeur de musique au collège des garçons depuis 1948 et ce jusqu’à son décès survenu en 1982.

 

André Hudon est à l’origine de la création de l’Option-Musique au Centre éducatif Saint-Aubin, avec son collègue de département, Maurice Côté. Un an après ses débuts comme enseignant à Baie-Saint-Paul, soit en 1976, il met sur pieds l’Harmonie Saint-Aubin, qu’il dirigera jusqu’à son décès. Cette formation est disparue du paysage culturel de Baie-Saint-Paul depuis 2017.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient des documents de réunion et un rapport d’activités du comité Baie-Saint-Paul-Jonzac, des programmes souvenirs de certains concerts donnés par l’Harmonie, des photos de l’Harmonie et quelques autres documents. Le fonds contient également une convention intervenue entre Désiré Ménard et la Fanfare de Baie-Saint-Paul pour la vente du kiosque, maintenant situé sur la Place du citoyen à Baie-Saint-Paul.

 

 

 

P42 Fonds Arsène Larouche

1865-1985. – 50 centimètres de documents textuels.

 

Notice biographique

 

Arsène Larouche est né à Baie-Saint-Paul en mars 1865 du couple formé par Eucher Larouche et Luce Tremblay. Boulanger de métier, il épouse Luce Simard le 16 avril 1888. C’est en 1910 qu’il ouvre les portes de son commerce, après avoir lui-même bâti l’immeuble qui allait accueillir son magasin qui sera connu sous le nom « Arsène Larouche enr. ». Le magasin général, solidement campé dans le quartier Saint-Joseph à Baie-Saint-Paul connaît une bonne rentabilité. Arsène et Luce auront douze enfants, dont 5 seulement atteindront l’âge adulte : Eugénie, Vilmont, Ludger, Sady et Marie-Anna.

 

Arsène Larouche décède en 1927. À son décès, c’est son fils Ludger qui prend la direction du magasin. Ayant passé toute son enfance dans le commerce de ses parents, il prend la relève avec beaucoup d’enthousiasme et commence à étendre l’emprise de son entreprise à d’autres secteurs, notamment l’élevage de renards et le commerce de d’automobiles. Ludger Larouche et son épouse Sady Lavoie ont eu sept enfants qui ont tous contribué à l’essor du magasin. C’est le dernier, Marcel, qui continuera plus tard la tradition commerciale.

 

Portée et contenu

 

Le fonds contient les testaments d’Arsène et Ludger Larouche, de la correspondance, des documents officiels (quittances, contrats, etc.), des extraits de registres de baptêmes, des certificats de décès ainsi que des documents directement liés à l’histoire du magasin, notamment des livrets de factures, des documents financiers, des cahiers de jugements des clients et des feuilles de crédit.

 

 

 

P43 Fonds Alphonse Lapointe

ca 1975-1990. – 52 cartes postales.

 

Notice biographique

 

Alphonse Lapointe est né à La Malbaie en septembre 1925 du couple d’Edgar Lapointe et d’Alphonsine Tremblay. Il est le dernier d’une famille de neuf enfants. Pendant une grande partie de sa vie, il photographie des paysages de Charlevoix qui seront par la suite imprimés en carte postale. Il est décédé à son domicile de La Malbaie le 1er janvier 2017.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient 52 cartes postales présentant des photographies de Charlevoix prises par Alphonse Lapointe.

 

 

 

P44 Fonds Yvonne et Blanche Bolduc

1935-1996. – 19 centimètres de documents textuels. – 129 photographies. – 67 photolithographies. – 1 affiche. – dessins. – artefacts.

 

Notice biographique

 

Nées à Baie-Saint-Paul en 1905 et 1907, Yvonne et Blanche Bolduc sont les filles cadettes du couple formé par Thaddée Bolduc et Virginie Boivin. Elles ont su, en tant que sculpteure et peintre, se tailler une place enviable parmi tous ces artistes qui ont interprété le paysage de Charlevoix.

 

Yvonne est née le 11 mai 1905. Tout comme sa sœur Blanche, elle ne pourra pas profiter d’études autres que celles de la « petite école ». Dès son jeune âge, elle participe aux travaux ménagers et aux diverses corvées liées à la vie sur la ferme de ses parents. Toutefois, riche d’une curiosité exemplaire, elle s’impose dans l’atelier de son père où elle s’active à peindre des meubles et à sculpter des motifs sur  les dossiers de chaise qu’il produit, ce qui ajoute un certain caractère aux meubles issus de l’atelier Bolduc. Yvonne commence alors à sculpter des animaux à partir d’un bloc de bois, à dessiner et à peindre. Son goût pour la peinture est étroitement lié au fait que de nombreux artistes, parmi les plus connus du pays, s’arrêtent fréquemment pour peindre la maison familiale.

 

Très intuitive, Yvonne explore d’autres médiums d’expression à travers des collages de cailloux, en passant par les clous, les graines, plantes et fleurs sauvages récoltées dans les environs. Ce côté plutôt éclectique de la production d’Yvonne aura une certaine influence dans son entourage. En effet, on a vu de ses contemporaines, ainsi que des artistes d’une autre génération, verser dans des techniques similaires.

 

Afin de prendre un peu de distance des scènes de la vie rurale de son époque, Yvonne Bolduc se laisse inspirée par les grands romanciers. Ce sera d’abord Louis Hémon qui, en 1934, à travers son roman Maria Chapdelaine, lui permettra de produire une vingtaine de toiles. Puis ce sera au tour des Robert Choquette, Arthur Prévost et Félix-Antoine Savard d’inspirer l’artiste. Finalement, en 1943, l’œuvre Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon, servira d’inspiration afin de  produire une quarantaine de sculptures et toiles.

 

Son énorme talent est reconnu lors d’une exposition sur les arts domestiques en 1932, où elle se mérite un premier prix. Les peintures d’Yvonne Bolduc sont exposées aux États-Unis (New York, Philadelphie), en Australie et en France (Paris). Plusieurs œuvres de cette artiste se retrouvent aujourd’hui dans de grands musées et collections privées au Québec et à l’étranger.

 

Yvonne Bolduc est décédée le 19 août 1983.

 

Blanche est née le 13 avril 1907. Ses débuts dans le domaine des arts consistent surtout à sculpter dans le bois les dessins réalisés par sa sœur Yvonne ou de les rehausser de couleurs. Blanche commence à peindre de façon autonome en 1966. Elle expose alors régulièrement dans différentes galeries du Québec et en Ontario et son talent se différencie nettement de celui de sa sœur. En 1972 et 1976, elle expose en France, ce qui la fait connaître à l’extérieur du pays. Elle attire alors de plus en plus l’attention des collectionneurs.

 

Blanche Bolduc réalise surtout des scènes d’intérieur, reflétant le portrait de la vie rurale d’autrefois à travers des personnages et des éléments typiques. Des scènes comme « la soirée canadienne, la bénédiction et le repas en famille » la consacrent en moins de cinq ans. Ses tableaux reflètent une vivacité et une expression fortement personnelles. Leur composition, leur coloris, méritent d’être décrits dans des termes équivalents à ceux des grands-maîtres, tant la conscience et la minutie sont présentes. À l’instar de sa sœur, ses œuvres se retrouvent dans plusieurs musées du monde entier ainsi que dans des collections prestigieuses. En 1976, elle remporte la médaille de l’Académie française des arts, sciences et des lettres. Ses œuvres sont le reflet de la société québécoise d’antan et constituent de véritables sources historiques.

 

Blanche Bolduc est décédée le 14 février 1998.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient un livre de visiteurs, 2 livres où sont inscrites les ventes de tableaux, de la correspondance, des coupures de presse, des dessins, des croquis, des photolithographies, des médailles remportées par Yvonne et Blanche, des bas-reliefs, des pots de graines pour faire les œuvres.

 

 

 

P45 Fonds Université du troisième âge - antenne Charlevoix

1997-2004. – 30 centimètres de documents textuels. – 1 VHS.

 

Histoire administrative

 

L’Université de Sherbrooke fondait la première Université du troisième âge en Amérique, en 1976, peu après la création de la première Université du troisième âge à Toulouse en France. Les universités du troisième âge forment un mouvement mondial maintenant réparti à travers le monde et ici, au Québec, l'Université du troisième âge de l’Université de Sherbrooke est en voie de couvrir tout le territoire de la Province. Les programmes de l’UTA de l’Université de Sherbrooke sont offerts dans de nombreux milieux regroupés en différentes antennes universitaires du troisième âge, dont l’antenne de Charlevoix. Les cours sont offerts aux personnes de 50 ans et plus qui désirent poursuivre leur formation et apprendre tout au long de leur vie. C’est le Groupe d’action des 50 ans et plus de Charlevoix qui est responsable de la création de l’antenne de Charlevoix.

 

Plus spécifiquement, les objectifs de l’antenne de Charlevoix sont de faciliter l’acquisition de connaissance, combattre l’isolement chez les personnes âgées, favoriser l’intégration à la vie culturelle et sociale, promouvoir les échanges, appuyer les personnes aînées dans leur désir d’accomplissement et doter la société d’une nouvelle vague de citoyens dynamiques et responsables. Les cours sont offerts à raison de deux sessions par année, à La Malbaie et à Baie-Saint-Paul.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient des fiches d’inscription, des dépliants, de programmes de formation, un bottin des ressources, de la correspondance par courriel, des documents d’information et des statistiques.

 

 

 

P46 Collection Maryse Ménard

1774-1924. – 5 centimètres de documents textuels. – 133 photographies. – 5 cartes mortuaires. – 4 cartes postales.

 

Notice biographique

 

Les informations que possède le CARC sont insuffisantes.

 

Portée et contenu

 

La collection contient essentiellement des contrats, des actes de vente, des testaments et d’autres documents officiels. La majorité des documents se rapporte à la famille d’Hubert Thibault et de Mathilde Fortin qui se sont mariés le 21 janvier 1822 à Baie-Saint-Paul. Les photographies représentent des scènes de la vie courante à Saint-Urbain, Les Éboulements et dans un petit village de l’Abitibi-Témiscamingue. La collection contient également un document d’importance : la vente du moulin à farine de César Tremblay à Jean-Baptiste Tremblay en 1875.

 

 

 

P47 Fonds Famille Labbé

1802-1959. – 30 centimètres de documents textuels.

 

Notice biographique

 

Athanase Labbé est né en 1892. Il est le fils de François Labbé et d’Angéline Simard. Il a épousé Anne-Marie Fortin le 4 janvier 1921 à Baie-Saint-Paul. Cultivateur, contracteur et routier, il a été maire de la Paroisse de Baie-Saint-Paul à trois reprises, soit de 1925 à 1929, de 1933 à 1935 et de 1937 à 1941. Athanase et Anne-Marie ont ensemble douze enfants, dont François qui sera également maire de la Paroisse. Athanase Labbé est décédé en 1982.

 

François Labbé est né en 1931. Il a épousé Gabrielle Gravel en 1953 à Baie-Saint-Paul. Après avoir étudié au Séminaire de Chicoutimi et à l’école d’agriculture, il devient cultivateur. Il a été maire de la Paroisse de Baie-Saint-Paul pendant dix ans, soit de 1969 à 1979. François et Gabrielle ont ensemble dix enfants. François Labbé est décédé en 1990. 

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient essentiellement des contrats, des actes de vente et d’autres documents officiels témoignant des activités de la famille Labbé. Quelques documents concernent aussi Mars Fortin qui a également été maire de la Paroisse de Baie-Saint-Paul. La pièce ajoutée dans un second versement est une carte du rang La Marre réalisée par Pamphile Pontiac Villedebon du Tremblay en 1881.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

P48 Fonds Madeleine Trotier-Otis

1948-2008. – 1,37 mètres de documents textuels. - 456 photographies. – 19 diapositives. – 90 négatifs. – 1disque compact. – 3 cassettes VHS. – 1 disquette. – 9 objets.

 

Notice biographique

 

Née en novembre 1924 à Baie-Saint-Paul, Madeleine Trotier Otis est la fille aînée d’Ernest Trotier et de Marie-Anna Simard. Malgré son intérêt pour l’éducation, elle doit abandonner ses études supérieures pour remplacer sa mère (décédée en 1943) auprès de sa famille. Le 4 janvier 1947, elle épouse Antoine Otis à Baie-Saint-Paul. Le couple aura quatre filles : Lise, Hélène, Marie-Renée et Denise Otis.

 

En 1942, Antoine Otis et son frère Joseph achètent la beurrerie de la rue Saint-Gabriel et la nomme « Crèmerie Baie-Saint-Paul ». C’est à cet endroit que le couple Trotier-Otis habite et élève leurs enfants.

 

Pour Madeleine Trotier-Otis, une communauté dynamique et en santé se traduit principalement par des valeurs liées à l’engagement social, au bénévolat et à l’entraide. Féministe, elle travaillera à instaurer dans les institutions locales un changement d’esprit davantage conforme à la modernisation.

 

Sa première implication officielle se fait dans l’AFEAS, où elle devient directrice pour le secteur de Charlevoix avec la supervision des 6 Cercles en exercice. Par la suite, elle devient membre du Conseil de la section de Québec, déléguée à l’École de médecine de l’Université Laval, membre du CRSSS-Québec, responsable de l’éducation à l’AFEAS, membre du conseil diocésain à l’invitation de l’Évêque et participante à l’élaboration des activités de la Sûreté du Québec pour le territoire de Charlevoix. Elle siège également sur plusieurs autres comités.

 

En 1973, elle lance une série de conférences sur le thème « Est-ce ainsi que les femmes vivent? ». En 1975, elle est l’instigatrice de la création du Centre communautaire Pro-santé, fondé dans le but de développer à Baie-Saint-Paul la culture du bénévolat. En 1990, elle conçoit le Festival des Aînés devenu par la suite le Festival du théâtre amateur de Baie-Saint-Paul. En 1997, elle forme le Groupe d’action des 50 ans et plus de Charlevoix-Ouest pour aider les gens à s’épanouir dans divers domaine. En 1998, pour assurer l’éducation permanente des aînés, elle amène le Groupe d’action à créer localement une nouvelle antenne universitaire du 3e âge rattaché à l’Université de Sherbrooke. En 2004, le Groupe d’action des 50 ans et plus publiera le premier d’une série de 12 recueils dont la thématique sera « Les Aînés porteurs de mémoire ».

 

En parallèle, elle siège sur différents conseils d’administration, dont Radio-Québec, le Centre hospitalier de Charlevoix, TV-CO ainsi que CRSSS. Elle joue également un grand rôle dans le jumelage de Baie-Saint-Paul avec la ville de Jonzac en France.

 

Madeleine Trotier-Otis s’est méritée des distinctions honorifiques des trois paliers de gouvernement, de l’Université de Sherbrooke, de la Fédération des Caisses populaires et de diverses autres organisations.

 

Elle décède à son domicile de Baie-Saint-Paul le 12 janvier 2008 à l’âge de 83 ans à la suite d’une longue maladie.

 

Portée et contenu

 

Le fonds témoigne de la vie privée et publique de Madeleine Trotier-Otis. Il se compose d’archives textuelles, photographiques, de deux bandes magnétiques (VHS), de diapositives ainsi qu’un cédérom. Les documents témoignent essentiellement de ses réalisations professionnelles ainsi que de ses implications à maints égards pour sa communauté. On y retrouve notamment des documents liés au projet de Saskébec et de Jonzac (télévision communautaire par satellite), au Groupe d’action des 50 ans et plus de Charlevoix-Ouest, ainsi qu’aux recueils « Les Aînés porteurs de mémoire ». Il contient de la correspondance, des pièces de théâtre principalement écrite par la créatrice du fonds, des documents de réunion, des documents concernant les projets réalisés ainsi que des documents liés à des distinctions et des honneurs reçus.

 

 

 

P49 Collection Jean-Paul Lavoie

1932-1980. – 15 centimètres de documents textuels. – 33 photographies. – 1 costume.

 

Notice biographique

 

Les informations que possède le CARC sont insuffisantes.

 

Portée et contenu

 

Cette collection témoigne de certaines activités culturelles qui furent pratiquées dans la région de Charlevoix entre les années 1932 et 1980, notamment la Fanfare de Baie Saint Paul, fondée en 1927. Elle se compose de documents financiers portant sur l'organisation d'une campagne de financement de la Fanfare de Baie-Saint-Paul, des procès-verbaux des réunions du conseil d'administration, une liste des membres, des partitions musicales, un album-souvenir confectionné à l'occasion de leur cinquantième anniversaire, une estampe de même que le costume que monsieur Lavoie portait lors des représentations du groupe. Elle contient aussi diverses programmations de spectacles et de concerts qui se sont déroulés dans la région. Enfin, on y retrouve un document sur l'histoire des Fortin ainsi qu'une requête de certains citoyens concernant le réseau d'aqueduc de la marre.

 

 

 

P50 Fonds Mia et Klaus

1980-1990. – 29 supports d’exposition (photographies).

 

Notice biographique

 

Mia Poulin est née à Montréal en 1920. Klaus Matthes est né en 1929 à Bargteheide en Allemagne. Ensemble, ils forment un couple d’artistes reconnu pour leurs photographies. En 1958, ils fondent leur studio à Montréal. Depuis, ils n’ont jamais cessé de parcourir le monde à la recherche d’images particulières.

 

Le couple a consacré une grande partie de son travail à la photographie de paysages du Québec, faisant prendre conscience de la beauté du territoire et marquant l'imaginaire collectif. Leur premier ouvrage, publié en 1967 aux éditions McClelland & Stewart de Toronto, s'intitule Bonjour Québec et comprend 45 photographies reproduites en grand format et accompagnées de textes du peintre Alfred Pellan.

 

Plusieurs de leurs photographies ont été publiées dans des revues à grand tirage : Merian (Allemagne), Figaro Magazine (France), Perspectives et Évasion (Québec), et Reader's Digest leur a consacré un livre entier. Ils ont fait des ouvrages pour l'Office national du film (Canada), dont Entre amis, Canada du temps qui passe, et Images. 

 

En 1968, les Éditions du Pélican, de Québec, publient leur deuxième livre, Québec et l'Île d'Orléans, dont les textes sont de Gatien Lapointe. En 1969, Mia et Klaus font paraître Le Corps secret, aux Éditions du Jour, cette fois en collaboration avec l'écrivain Jacques Brault. En 1976, Musique d'été paraît aux Éditions Fidès. Au printemps de 1981, Mia et Klaus publient aux Éditions Libre Expression l'album Québec présentant 189 photographies couleurs accompagnées d'un poème de Gatien Lapointe intitulé Chorégraphie d'un pays. En 1983 est publié le livre Montréal, qui contient 151 photographies couleurs et dans lequel François Barcelo signe un texte dédié à la ville. En 1984, c'est sur le Saint-Laurent que se pose l'objectif des photographes. Le texte est cette fois signé Pierre Perrault. En 1986 paraît Canada, une œuvre de 189 photographies couleurs dont la préface est de Jeanne Sauvé et le texte, de Roch Carrier. En 1988, chez Fidès, paraît le livre Ciels de Saint-Jean, avec un texte de Claude Sumner. En 1990 est publié L'Architecte de Montréal, commandé par l'Ordre des architectes du Québec, suivi en 1991 de Le Québec des grands espaces, avec un texte de Mia Matthes. En 1994, chez Sogides, Les Éditions de l'Homme, trois nouvelles parutions : Charlevoix, Le Jardin botanique et Les Îles de la Madeleine, gagnant du Prix Edgar L’espérance pour le plus beau livre. En septembre 1998, paraît Le chant de l'Eau, sur les eaux douces du Canada.

 

Tout au cours des années, les photographies de Mia et Klaus ont été exposées à travers le monde, lors de manifestations organisées par l'Office national du film et le ministère des Affaires extérieures du Canada. Mia et Klaus ont aussi présenté au Québec une exposition à Terre des Hommes, à la Place des arts, au Musée d'art contemporain, sur le thème de la Chine, l'un des nombreux pays qu'ils ont visités, et à la Bibliothèque nationale.

 

Enfin, c'est au Jardin botanique de Montréal qu'a eu lieu leur dernière exposition de couple qui avait pour thème le parc national de Gros-Morne.

Après le décès de Klaus, en 1999, Mia a poursuivi son activité artistique jusqu'à la fin de sa vie. Même si elle ne photographiait plus depuis plusieurs années, elle a publié, peu de temps avant sa mort, un recueil de photos qui survole ses 50 ans de création. Les images du livre intitulé Dieu sont accompagnées de textes spirituels de grands penseurs. Mia Matthes est décédée le 26 novembre 2010.

 

Mia et Klaus Matthes sont tous deux récipiendaires de l'Ordre du Québec.

Portée et contenu

 

Ce fonds contient 29 reproductions de photographies de Mia et Klauss, montées sur support rigide. Les photographies ont été utilisées pour la réalisation de l’exposition De Natura, de l’artiste Carole Simard-Laflamme, ainsi que pour la publication de l’ouvrage du même nom.

 

 

 

P51 Collection Annie Vaillancourt

Notice biographique

 

Annie Vaillancourt est née à Québec le 13 décembre 1969 du couple formé par Philippe Vaillancourt et Marielle Perrault. Elle détient un baccalauréat en communication, un certificat en langue espagnole ainsi qu’un certificat de deuxième cycle du microprogramme en développement culturel local et régional.

 

Elle a été agente téléphonique à la RAMQ de 1997 à 1999, agente de projets au Centre femmes aux plurielles de 1999 à 2001 et agente de développement culturel à la MRC de Charlevoix depuis 2001.

 

La collection a été constituée par le grand-père d’Annie Vaillancourt qui l’a cédée à ses parents qui, à leur tour, l’ont cédée à Annie.

 

Portée et contenu

 

Cette collection est constituée de cartes postales illustrant le patrimoine architectural, certains paysages de même que quelques scènes de rue des régions de la France et de la Nouvelle-France au cours des 18e et 19e siècle.

 

 

 

P52 Fonds Cercles de Fermières de Charlevoix

1927-2011. – 1 mètre de documents textuels.

 

Histoire administrative

 

C’est en 1915 que le premier Cercle de Fermières est créé à Chicoutimi par deux agronomes soucieux de la conservation du patrimoine artisanal. De par leurs actions et les différentes œuvres de bienfaisance qu’ils soutiennent, les Cercles de Fermières du Québec contribuent à l’amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille, ainsi qu’à la préservation et la transmission du patrimoine culturel et artisanal.

 

Dans Charlevoix comme ailleurs au Québec, des Cercles de Fermières sont apparus dans les années 1920. Au plus fort du mouvement, presque chaque municipalité avait son cercle.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds contient essentiellement des procès-verbaux des différents cercles qui se sont formés au fil du temps.

 

 

 

P53 Fonds Denise Ouellet

1975-1998. – 1 mètre de documents textuels. – 30 photographies.

 

Notice biographique

 

Denise Ouellet est née à Kénogami le 25 novembre 1942 du mariage d’Adéodat Ouellet de Padoue et de Fernande Chouinard de Saint-Hilarion. Vers 1944, la famille quitte la région de Saguenay et s’installe à Saint-Hilarion chez les grands-parents maternels. C’est après son arrivée dans Charlevoix que le père décide de fonder son entreprise, un garage de mécanique situé à Saint-Urbain. Bientôt, un second garage sera construit à Baie-Saint-Paul. Après quelques ennuis financiers, la famille quitte la région et s’installe à Val d’Or. De retour dans Charlevoix en 1955, les Ouellet s’établissent sur la rue Saint-Joseph à Baie-Saint-Paul. C’est à cet endroit que Denise passe sa jeunesse. Elle étudie alors au couvent de la Congrégation Notre-Dame à Baie-Saint-Paul. Très gênée, elle préfère toutefois quitter l’école et rester à la maison pour aider sa mère lors de la naissance de son plus jeune frère.

 

À quinze ans, elle est frappée par la tuberculose, maladie qui l’oblige à passer presqu’un an à l’hôpital. C’est au cours de son séjour en milieu hospitalier qu’elle participe à des ateliers d’artisanat et de bricolage et qu’elle découvre son intérêt pour les métiers d’art et la culture. De retour chez elle, elle collabore pendant quelques années à la troupe du Mont blanc où elle se produit en tant que chanteuse.

 

En 1965, elle épouse Saurel Fortin avec qui elle aura 2 fils, Darel et Dany. Quelques années plus tard, en 1971, le directeur du Centre culturel de l’époque, Jacques Saint-Gelais-Tremblay, lui propose d’effectuer un contrat de 4 mois à l’animation du Centre. Elle demeure toutefois en poste à la fin du contrat. C’est ainsi que sa carrière à la ville de Baie-Saint-Paul débute.

 

Séparée très tôt de son premier mari, elle passe la majeure partie de sa vie avec son conjoint Jean-Baptiste Guay qu’elle rencontre alors qu’il est président du conseil d’administration du CROC. Jean-Baptiste travaille tout au long de sa vie à l’administration de l’hôpital de Baie-Saint-Paul où il sera très impliqué en tant que président du syndicat des employés.

 

Dans le but de s’outiller pour son travail, Denise Ouellet obtient un certificat en animation de l’UQAC qui donne alors des cours à La Malbaie. Plus tard dans son parcours, elle obtient également un certificat en administration ainsi qu’un certificat en gestion des ressources humaines.

 

Vers la fin des années 1970, la ville de Baie-Saint-Paul se dote d’un Service des Loisirs et plus tard d’une Régie intermunicipale des Loisirs. Celle-ci regroupe les trois municipalités de Baie-Saint-Paul et comprend, en plus du Service des Loisirs, le Service incendie et l’animation culturelle. Denise Ouellet devient alors en charge de l’administration et de la comptabilité de la Régie.

 

En 1998, elle devient Responsable de la nouvelle bibliothèque René-Richard dans l’édifice du même nom. Elle y gère une équipe de plus de cinquante bénévoles.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne de l'implication professionnelle de Denise Ouellet de 1975 à 1998 comme présidente du mouvement syndical de la Ville de Baie-Saint-Paul. Les dossiers portent également sur le travail qu'elle a accompli à titre d'organisatrice d'activités sportives et récréatives du Service des Loisirs de cette ville. Le fonds contient des documents administratifs et financiers, des procès-verbaux, des résolutions, de la correspondance, des documents de travail, des demandes de financement, des offres d'emplois, des contrats de travail, des descriptions de tâches, des conventions collectives, des échelles salariales, des requêtes d'accréditation, des pétitions, des griefs, des sentences arbitrales, des opinions juridiques, des lois municipales diverses, des projets de règlements, des décrets, des avis publics, des protocoles d'entente, des rapports de consultation, des plans d'action, des rapports, des études, des listes, des échéanciers, des civilités, des documents de référence, des programmations, des documents promotionnels, des communiqués de presse, des revues de presse, des hommages, des cartes postales, des affiches.

 

Le second versement concerne le réseau biblio dont la donatrice fait partie ainsi que des documents concernant le syndicat de l’hôpital, organisation dont Jean-Baptiste Guay fut président.

 

 

 

P54 Fonds Bruno Côté

1983-2009. – 20 centimètres de documents textuels. – 38 photographies. – 1 œuvre.

 

Notice biographique

 

Bruno Côté est un peintre paysagiste autodidacte né à Québec le 10 août 1940 et décédé à Baie-Saint-Paul le 30 juin 2010. Issu d’un milieu où l’art est important, il développe très tôt un goût profond pour le dessin. À 17 ans, il fait ses premières armes dans l’entreprise de publicité familiale où il gravit les principaux échelons jusqu’à devenir directeur artistique, après avoir commencé comme lettreur.

 

Mais cette carrière publicitaire de réussit guère à satisfaire Bruno Côté qui, depuis sa tendre enfance, rêve d’étendues sauvages. Les escapades en forêt se multiplient donc et deviennent bientôt complices d’une continuelle poursuite de tous ces petits éléments visuels qui font d’une scène naturelle un événement grandiose. Pour nourrir cette fascination, les activités de plein air se succèderont jusqu’au jour où, vers 1965, il s’initie à la peinture. Dès lors, il n’a qu’un souhait : se consacrer entièrement à l’art.

 

En 1978, il s’installe à Baie-Saint-Paul avec son épouse Micheline Larose et leur deux enfants, Derek et Brigitte. Charlevoix devient alors sa principale source d’inspiration. L’année suivant, il présente une première exposition solo qui sera un succès. En 1980, le besoin d’élargir ses horizons se fait sentir. Il entreprend donc un voyage dans les Rocheuses, lequel sera suivi d’une série d’autres voyages à travers le pays. Le contraste saisissant entre les différents paysages canadiens se trouve désormais immortalisé dans son œuvre.

 

À travers tout le Canada, Bruno Côté est représenté par plusieurs galeries et pendant plus de vingt-cinq ans, il parcourt le pays pour y tenir des expositions fort attendues, témoignant de sa notoriété pancanadienne. Très attaché à Charlevoix, il continue néanmoins d’y soutenir l’art. Ainsi, en 1982, il participe à son tout premier Symposium d’art contemporain.

 

En 1997, Bruno Côté, Marcel Fecteau, Jacques Hébert, Paul Tex Lecor, Saint-Gilles et Louis Tremblay, considérés comme parmi les meilleurs peintres paysagistes du Québec, s’associent pour constituer une collection de tableaux illustrant la norditude qui caractérise notre pays. Leur association s’est par la suite transformée en Fondation ayant pour objectif de promouvoir et d’encourager la conservation et la mise en valeur de l’environnement et des parcs canadiens à caractère nordique, ainsi qu’à participer au financement de la recherche scientifique appliquée à ces territoires.

 

Bruno Côté est reconnu comme l’un des artistes contemporains les plus accomplis. Paul Vanier Beaulieu écrivait à son endroit : « La puissance évidente qui se dégage de ses tableaux nous laisse percevoir sa passion du pictural et de la forme. Il est tout d’une pièce, heureux, confiant et sincère ; inutile de chercher des « ombres » ni dans son œuvre, ni dans son caractère. Il n’y en a pas. Côté est fasciné par l’immensité de son pays dans sa lumière vive et il en traduit toute son intensité. » En 2008, le Parlement canadien a offert une de ses peintures au Parlement de l’Écosse lors de l’inauguration de l’édifice parlementaire écossais. Les œuvres de Bruno Côté se retrouvent dans les collections muséales et privées partout à travers le monde.

 

Bruno Côté a soutenu plusieurs causes et organismes dans la région de Charlevoix, dont le Centre d’archives régional de Charlevoix. Sa générosité a toujours été très marquée envers sa région d’adoption.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds retrace les nombreuses réalisations effectuées de 1971 à 2006 par l'artiste-peintre Bruno Côté au cours de sa carrière professionnelle. Ce fonds rassemble l'une de ses premières sérigraphies, de la correspondance, son curriculum vitae, de courtes biographies, des demandes de participation à plusieurs campagnes de levées de fonds, des civilités, des coupures de presse, divers communiqués, des documents promotionnels, ses catalogues d'exposition, des dessins, des cartons d'invitation au vernissage de ses expositions, des affiches, de nombreux commentaires des visiteurs sur ses œuvres ainsi que des photographies.

 

 

 

P55 Fonds Société littéraire de Charlevoix

1999-2008. – 30 centimètres de documents textuels. – 1 VHS.

 

Histoire administrative

 

La Société littéraire de Charlevoix (SOLIC) a été créée en 1999 avec pour objectifs de favoriser la création littéraire dans la région, de promouvoir et diffuser des productions littéraires au moyen de publications et par l’organisation d’activités culturelles et de permettre l’expression d’une sensibilité propre à Charlevoix. L’organisme publie la revue littéraire L’Embarcadère dont les pages sont ouvertes aux auteurs charlevoisiens en plus de participer à plusieurs événements littéraires en collaboration avec les bibliothèques municipales de la région et d’autres organismes culturels.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds d'archives porte sur la gestion administrative de la Société littéraire de Charlevoix ainsi que sur les différentes étapes de confection, de production, de publication et de commercialisation de la revue semestrielle l'Embarcadère, périodique créé par des auteurs dans le but de favoriser le développement d'une culture littéraire régionale. On y retrouve les règlements généraux de l'organisme, les lettres patentes, des procès-verbaux, des documents financiers, des dossiers consacrés à l'organisation de campagnes de levées de fonds, de la correspondance, des documents de travail, plusieurs textes rédigés par des auteurs de Charlevoix (textes publiés, textes refusés, textes anonymes), de la documentation de référence, des protocoles d'entente pour la reproduction de certaines œuvres, une proposition d'édition, quelques numéros de la revue l'Embarcadère, des documents promotionnels, des coupures de presse, des dessins, une vidéocassette de même que des disquettes.  

 

 

 

P56 Fonds Fondation René-Richard

1980-2008. – 2,2 mètres de documents textuels. – 1452 photographies. – 2 négatifs. – 33 photolithos sur cartons. – 10 VHS. – 14 disques compacts.

 

Histoire administrative

 

En octobre 1980, peut-être dans le souci de rendre l'art plus accessible, René Richard fait don à l'Université Laval d'une imposante collection de 46 œuvres constituée de tableaux et d'esquisses, en plus d'une douzaine de dessins ayant servi à illustrer Menaud, Maître-draveur. À sa mort, il lègue encore à l'Université Laval un second lot de 131 peintures et dessins. La Fondation René-Richard, créée pour perpétuer sa mémoire et son œuvre, attribue chaque année des bourses à des étudiants en arts visuels de l'Université Laval. Le legs artistique de cet artiste féru de grands espaces et de liberté se poursuit donc toujours.

 

La Fondation René Richard a pour objectif principal de soutenir financièrement l'enseignement dans le domaine des arts visuels, entre autres par l'attribution de bourses à des étudiantes et étudiants en arts visuels, et ce, dans le respect de la mission de l'Université Laval et conformément aux volontés exprimées par le peintre René Richard. Accessoirement, le Fonds vise à assurer la pérennité de l'œuvre et du peintre et à lui assurer une attention en considération de sa personnalité.

 

La Fondation a entre autres soutenu les recherches de Jo-Anne Bouchard menées dans le cadre de son doctorat en histoire à l’Université Laval.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds documentaire est le résultat des recherches entreprises par Jo-Anne Bouchard dans le cadre de la rédaction de sa thèse de doctorat intitulée René Richard et son œuvre : au confluent du pays mythique et de la tradition, déposée à l’Université Laval en 2007. Le fonds porte sur plusieurs aspects de la vie personnelle et professionnelle de René Richard de 1924 à 1982 dont sa famille, ses voyages, sa carrière, ses œuvres, ses expositions, ses relations de même que les honneurs qui lui ont été décernés. Ce fonds contient des documents manuscrits, des photocopies, des carnets de notes, le passeport de René Richard et son acte de naissance, de la correspondance, des documents de travail, de la documentation de référence, des imprimés, des articles de périodiques, les préfaces de livres écrites par le peintre, des poèmes, le catalogue complet de ses oeuvres, des extraits de catalogues d'exposition, la description de certaines toiles pour fins d'assurances, les registres des encans, des contrats, des documents promotionnels sur ses expositions, des invitations à ses vernissages, des communiqués et dossiers de presse, des allocutions, des biographies, des hommages, des cassettes sonores contenant des entrevues ainsi que des vidéocassettes. La recherche de Jo-Anne Bouchard comprend également une importante documentation sur Clarence Gagnon.

 

 

 

P57 Fonds Gérard Thériault

ca 1950-2001. – 30 centimètres de documents textuels. – 60 photographies. – env. 350 dessins.

 

Notice biographique

 

Gérard Thériault est un sculpteur de Baie-Saint-Paul né à Cap-Chat en Gaspésie le 22 janvier 1939.

 

Il n'a que quatre ans quand il déménage avec sa famille sur une terre de colonisation à Saint-Octave-de-l'Avenir, dans l'arrière-pays gaspésien. À 14 ans, à l'instigation d'une tante qui a remarqué son talent, il quitte la terre familiale pour aller étudier à Montréal, d'abord à l'école du Meuble, où il apprend l'ébénisterie, puis aux Beaux-arts, où il affine sa technique artistique. En 1959, il a 20 ans quand il part pour Sept-Îles sur la Côte-Nord où il commence à gagner sa vie comme lettreur et peintre d'enseigne, métier qu'il exercera pendant plus de 30 ans. Son goût pour l'aventure le conduit par la suite aux Bahamas, à Québec puis, en 1964, à Baie-Saint-Paul où plusieurs membres de sa famille sont déjà installés. Il y exerce sont métier jusque dans les années 1990 dans le vaste atelier qu'il s'est construit près de sa maison située sur le Cap-au-Corbeau. Les cours d'art qu'il suit à Baie-Saint-Paul à ce moment lui donnent le goût de se jeter dans l'aventure de la création, ce qu'il fait graduellement, au point de se consacrer exclusivement à son art vers le milieu des années 1990. Gérard Thériault s'éteint en 2001 des suites d'une crise cardiaque.

 

Dans son travail d'artiste, Gérard Thériault aime allier le savoir-faire de l'artisan et la dextérité de l'artiste. À ses débuts, le bois est son matériau favori. Avec le temps, il ajoute à ses créations de la pierre, du métal, du béton et de la fibre de verre. Ses œuvres démontrent une prédilection pour le corps humain (autant masculin que féminin), les sculptures monumentales ainsi que la culture amérindienne. Gérard Thériault se fait connaître rapidement en participant à des expositions de groupe où sont talent est très vite reconnu. En 1992, certaines de ses œuvres sont exposées en France. La même année, il tient une importante exposition solo (Mémoire de géants) à Baie-Saint-Paul. C'est à cette occasion qu'on découvre l'intérêt de l'artiste pour les œuvres monumentales. Au fil des ans, ses sculptures sont achetées par des collectionneurs d'un peu partout au Canada, aux États-Unis et en Europe

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne tout d'abord de la production artistique de Gérard Thériault. Une partie importante de ce fonds est constituée des dessins du sculpteur. On y retrouve également quelques documents reliés aux expositions auxquelles Thériault a participé, notamment des affiches, des dépliants ainsi que des invitations. Le fonds contient également quelques photographies représentant surtout des œuvres de l'artiste ainsi que de la correspondance et une revue de presse.

 

 

 

P58 Fonds Jacques Saint-Gelais-Tremblay

1968-1980. – 4 centimètres de documents textuels. – 19 photographies.

 

Notice biographique

 

Né en 1949 à Baie-Saint-Paul du couple formé par Joseph Tremblay et par Germaine Saint-Gelais, Jacques Saint-Gelais-Tremblay est le dernier d’une famille de huit enfants. Il passe toute son enfance à Baie-Saint-Paul.

 

On le considère comme un des protagonistes du développement culturel de sa région. En 1967, à titre d’animateur culturel, il contribue à la mise sur pied d’une boîte à chanson dans le cadre du Festival folklorique de Baie-Saint-Paul et devient le premier employé permanent qui œuvre dans le domaine culturel à titre de directeur du nouveau centre culturel.

 

Après ces initiatives, il quitte Baie-Saint-Paul en 1975. Il œuvre alors en politique, puis devient tour à tour commissaire aux libérations conditionnelles et directeur de l’Institut de Conciergerie Internationale de Paris. C’est à Paris que débute son apprentissage de l’art contemporain et qu’il en a la piqûre définitive.

 

En 2006, à la demande du ministère de la Culture, il revient à Baie-Saint-Paul pour une période de six mois pour assumer l’intérim de la direction du Centre d’exposition qui traverse alors une difficile période de transition. Les six mois se transforment en treize années à la direction générale. Sous sa gouverne, le Centre d’exposition de Baie-Saint-Paul obtient l’accréditation du Gouvernement du Québec et devient le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Jacques Saint-Gelais-Tremblay souhaite refonder l’institution créée par Françoise Labbé et lui donner un élan vers l’avenir en s’appuyant sur le passé et sur les objectifs initiaux de l’institution. C’est sous sa direction qu’on réoriente la mission du Musée qui sera désormais consacrée exclusivement à l’art contemporain.

 

Une réorganisation importante du Symposium annuel, maintenant nommé « Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul », est mise en œuvre avec l’aide du Conseil des arts et des lettres du Québec. Jacques Saint-Gelais-Tremblay désire inscrire Baie-Saint-Paul comme un haut lieu des arts visuels au Québec, tout en conservant l’équilibre, parfois fragile, entre les artistes de la région de Charlevoix et ceux provenant de l’extérieur.

 

Jacques Saint-Gelais-Tremblay quitte son poste au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul en 2018.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds témoigne de l'engagement professionnel de Jacques Tremblay de 1968 à 1980 à titre de directeur général du Centre culturel de Baie-Saint-Paul dont les principales tâches consistaient à s'occuper de l'animation culturelle dans la ville et à organiser les festivals folkloriques. Certains documents d'archives font également référence au travail de Jacques Tremblay comme agent de développement culturel à Baie-Saint-Paul, devenant ainsi la première personne à occuper cette fonction dans la région de Québec. Ce fonds contient des documents administratifs et financiers, des documents de travail, de la correspondance diverse, un contrat de travail, des cartons d'invitation, des allocutions, des rapports, des études, des listes, des échéanciers, des civilités, des documents de référence, des programmes d'activités, des documents promotionnels, des journaux d'informations, des guides touristiques, des communiqués de presse, des coupures de presse, de même que des photographies.   

 

 

 

P59 Fonds Claude Le Sauteur

1926-2012. – 3,5 mètres linéaires de documents textuels. – 2158 photographies. – env. 25 affiches.

                   

Notice biographique

 

« J'ai connu Claude Le Sauteur aux Éboulements. C'est le cadre qu'il a choisi pour s'adonner totalement à son art. Décision hasardeuse à l'époque, et difficile à prendre, mais qui a enrichi la peinture québécoise d'une œuvre majeure, "somptueuse méditation sur le monde[1]" ». L'histoire de l'art et l'histoire tout court de Charlevoix ne seront plus jamais les mêmes après le passage du peintre Claude Le Sauteur. Charlevoix a été de nature à inspirer le grand peintre et celui-ci a laissé une trace indélébile sur la région. Après s'être fixés définitivement dans le village charlevoisien de Les Éboulements vers 1980, Le Sauteur et sa femme Ghislaine se sont profondément enracinés dans cette terre de calme et de sérénité, malgré la renommée internationale sans cesse grandissante de l'artiste.

 

Claude Le Sauteur est né en 1926 à Rivière-Pentecôte. Le travail de son père amène toute la famille à déménager fréquemment, notamment à Clermont, à Beaupré, à La Tuque et à Trois-Rivières. En 1945, il fait son entrée à l'École des beaux-arts de Québec. Il sera entre autres l'élève de Jean-Paul Lemieux et Jean-Philippe Dallaire. Dès sa sortie de l'école, il entame une brillante carrière dans le domaine de la publicité et comme illustrateur pour différents magazines. Dès qu'ils le peuvent, lui et sa femme se rendent aux Éboulements où le peintre s'adonne à sa passion première, la peinture. Vraisemblablement, Claude Le Sauteur choisit Charlevoix comme lieu de prédilection pour s'adonner à son art. Déjà à cette époque, le peintre présente quelques expositions qui font fureur auprès de la population. En 1977, le couple achète une maison aux Éboulements où ils partageront leur temps jusqu'à la retraite de l'artiste en 1980. Par la suite, ils s'installent définitivement dans Charlevoix.

 

Son arrivée dans la région marque un tournant dans son univers artistique. Son style se développe davantage. Le paysage des plaines et de la vallée du Saint-Laurent laisse la place à celui des montagnes et des coteaux de Charlevoix ; les personnages jusqu'alors presque inexistants deviennent une dimension centrale de ses œuvres.

 

Plusieurs œuvres marquantes jalonnent la carrière de Claude Le Sauteur. On a qu'à penser à la coupole gigantesque placée à une hauteur de 40 pieds dans les bureaux de Power Corporation du Canada, à L'Univers du rire, cette série de douze œuvres réalisées pour le Festival Juste pour rire à la demande de Gilbert Rozon ainsi qu'à la Porsche 911 appartenant à Alain Authier et sur laquelle M. Le Sauteur a réalisé une œuvre. Non seulement Claude Le Sauteur fait partie de l'histoire pour avoir pris part à des institutions nationales, mais également pour ses œuvres à saveur historique et folklorique. Ses tableaux de la Bolduc, du curé Labelle, d'Alexis le trotteur, de Jos Montferrand et de Menaud, maître-draveur, pour ne nommer que ceux-là, sont tous porteurs de la culture québécoise. Personnages historiques, folkloriques ou imaginaires, ces icônes racontent l'histoire d'un peuple.         

 

L'autoportrait réalisé par Le Sauteur est très représentatif de sa carrière. « Le Sauteur sautant », ce géant, enjambe les deux rives du Saint-Laurent d'un seul élan tout en saluant les montagnes de Charlevoix qui se trouvent en arrière-plan de l'œuvre. Au cours de sa carrière Claude Le Sauteur s'est rapidement acquis une réputation enviable et ce, partout au Québec. Il a d'ailleurs été honoré plusieurs fois, notamment à titre de Chevalier de l'Ordre du Québec, de membre de l'Ordre du Canada et de membre élu de l'Académie royale du Canada.  

 

Un des derniers événements auquel Claude Le Sauteur a participé est une exposition conçue par le Musée de Charlevoix et intitulé Le monde habité de Claude Le Sauteur. Cette exposition était une rétrospective impressionnante de la carrière de l'artiste et réunissait des toiles provenant de plusieurs collections privées. L'événement a suscité un tel engouement et un tel achalandage que l'exposition est devenue itinérante et a notamment été présentée au Musée J. Armand Bombardier. Devant l'immensité du talent, tout le monde reconnaît maintenant l'œuvre de Claude Le Sauteur.

Portée et contenu

 

Les documents de ce fonds d'archives témoignent de la carrière artistique de Claude Le Sauteur, dont la renommée est désormais internationale. Le fonds contient notamment des documents d'archives sur les produits dérivés de ses œuvres, des dossiers exhaustifs sur les expositions ou manifestations artistiques auxquelles il a participé en solo ou en groupe, de la correspondance entretenues à titre personnel et professionnel, des photos de ses œuvres et des photos personnelles, un inventaire complet de ses œuvres (photos et description), des dessins originaux réalisés pour des magazines, des notes sur les projets auxquels il a participé, des documents funéraires (amassés par sa femme lors de son décès) ainsi que des notes personnelles. La correspondance et les albums photos sont particulièrement intéressants.

 

Le fonds contient également les agendas de Ghislaine Le Sauteur, dans lesquels elle inscrit des notes et observations personnelles sur les événements de la journée, l’emploi du temps du couple et ce, sur une période de trente ans.

 

[1] Extrait d'un texte rédigé par Yves Beauchemin daté du 5 novembre 1991.

 

 

 

P60 Fonds Carole Simard-Laflamme

1966-2021. – 60 centimètres de documents textuels. – 127 documents iconographiques. – 2 plans. – 2 disques compacts.

 

Notice biographique

 

Carole Simard est née à Baie-Saint-Paul en 1945. À 22 ans, elle épouse l’architecte Denis K. Laflamme avec qui elle aura trois enfants, Jo-Philippe, Alexis et Catherine.

 

Après des études en arts et en architecture, Carole Simard-Laflamme fait des études en muséologie à l’Université de Montréal. Elle parachève sa formation en voyageant sur tous les continents. Boursière à plusieurs reprises, elle parcoure l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient afin de découvrir les traditions d’ailleurs. Ses voyages et ses études sur les diverses techniques de tissage traditionnelles lui ont permis de mesurer les liens puissants qui relient l’être humain et son environnement.

 

En 1989, elle représente le Canada lors de l’International Textile Compétitions, à Kyoto. Depuis lors, l’artiste a réalisé plus de 60 expositions personnelles et une vingtaine dans les musées canadiens et européens. Elle a aussi participé à près de 80 expositions collectives au Canada et à l’étranger.

 

Dans son désir de décloisonner les disciplines, elle associe aux textiles des éléments d’architecture et des éléments sonores. Soucieuse de renforcer la présence du textile dans l’art actuel, elle a réalisé plus de 26 œuvres monumentales intégrées à l’architecture.

 

En 2006-2007, elle a été directrice artistique invitée au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul.
Le thème de l’habitat humain est toujours présent dans sa production. Pendant des études en architecture, elle s’intéresse davantage au thème de la relation de l’homme avec son habitat. Cette étude va donner Habit-Habitat-Habitus qui va lui permettre de se rendre à la Compétition internationale de textile au Japon en 1989.

 

Dans la réalisation de ses œuvres, en plus de ses habituelles collaborations, elle s’ouvre à différentes disciplines. Ainsi, à la suite de ses études et recherches en musicologie à l’Université de Montréal, elle unit fibre et musique à de nombreuses reprises lors de ses collaborations avec le compositeur François Tousignant. Elle intègre également la photographie et la danse à ses créations.

 

Ses œuvres font partie de nombreuses collections au Québec et en Europe. Elle a été plusieurs fois boursière du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Au printemps 2010, elle a présenté deux œuvres monumentales, La robe des nations et La robe cathédrale, à l’église Saint-Eustache, à Paris, dans le cadre du Festival mondial de la diversité culturelle de l’UNESCO.

 

En 2012, elle présente Les robes du temps autour de la flamme, à la Cité Internationale de la Dentelle et de La Mode de Calais, lors de jeux olympiques de Londres. En 2013, elle est l’artiste invitée à Illiers-Combray, pour la célébration du centième anniversaire de Du Côté de chez Swann, de Marcel Proust.

 

Portée et contenu

 

Ce fonds rassemble les dossiers concernant les diverses expositions où Carole Simard-Laflamme a participé en tant qu'artiste. Il concerne aussi différents projets, le tout s'échelonnant sur une période d'environ 30 ans. Le fonds comprend des revues de presse variées à propos d'expositions, des documents explicatifs des projets et concepts, des cartons d'invitations, des livres, diverses publications, des plans, des échantillons, des maquettes, un enregistrement sonore et des iconographies, la plupart illustrant les projets de Carole Simard-Laflamme. On retrouve également des documents provenant du Conseil de la Peinture du Québec. Le second versement contient une série de petits livres La table de vie d’artiste faisant une rétrospective de la carrière de Carole Simard-Laflamme. On y trouve également des documents en lien à certains projets d’intégration des arts à l’architecture.